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Difficultés en profondeur


forum_eric

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Bonjour à tous,

 

j’espère que l'été vous a apporté de belles plongées!

 

Je plonge toute l'année, quasi exclusivement en carrière (2 spots à 27 & 50).

Depuis peu, j'ai du mal à plonger en profondeur (50).

Je connais pourtant cette carrière très bien et connais ses difficultés.

Hier n'a pas été différent. Je commence à stresser vers 40 ce qui se traduit par un début d’essoufflement & sans doute narcose (pas euphorique du tout!).

On remonte & tout reviens à la normal.

Comment expliquer ces narcoses? C'est bien évidemment multifactoriels et je conçois que la question est difficile à répondre.

J'ai néanmoins un début de réponse; enfin, une hypothèse. Bien qu'ayant été initiateur de cette plongée hier, j'ai l'impression que si je ne me suis pas préparé psychologiquement & physiquement à l'idée d'aller taper une 50, la plongée sera compliqué...

Bref, par avant merci pour vos commentaires;

Profil de la plongée en PJ.

 

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pareil

 

 

je rajouterai que la narcose, on s'accoutume (donc, on se désaccoutume quand l'écart entre deux plongées dans les memes conditions est important)

 

mais, si tu pars "contrarié" (stress, fatigue, boulot...) ou mal équilibré, en bas, les points négatifs s'additionnent ... ça devient pire.

  • Merci 1
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1 hour ago, forum_eric said:

Bonjour à tous,

 

j’espère que l'été vous a apporté de belles plongées!

 

Je plonge toute l'année, quasi exclusivement en carrière (2 spots à 27 & 50).

Depuis peu, j'ai du mal à plonger en profondeur (50).

Je connais pourtant cette carrière très bien et connais ses difficultés.

Hier n'a pas été différent. Je commence à stresser vers 40 ce qui se traduit par un début d’essoufflement & sans doute narcose (pas euphorique du tout!).

On remonte & tout reviens à la normal.

Comment expliquer ces narcoses? C'est bien évidemment multifactoriels et je conçois que la question est difficile à répondre.

J'ai néanmoins un début de réponse; enfin, une hypothèse. Bien qu'ayant été initiateur de cette plongée hier, j'ai l'impression que si je ne me suis pas préparé psychologiquement & physiquement à l'idée d'aller taper une 50, la plongée sera compliqué...

Bref, par avant merci pour vos commentaires;

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Pas facile de savoir avec certitude mais ce que tu décris ne s'apparente pas à une narcose à l'azote (en générale assez progressive à arriver et plutôt agréable) mais plutôt à éventuellement une narcose au C02 qui arrive assez rapidement au fond si on a fait trop d'effort en surface ou pendant la plongée.

Les symptomes d'essoufflement que tu décris sont a prendre tres au serieux et peuvent etre provoqués par une mauvaise ventilation due au stress (respiration trop rapide & superficielle) ou à trop d'efforts (probleme de propulsion, trim, streamlining). 

Je n'ai eu qu'une seule fois une narcose au CO2 et les symptomes (mal de tete, desagreable) sont tres differents d'une narcose a l'azote. Le C02 est beaucoup plus narcotique que l'azote donc danc ce cas, il faut arreter tout effort pour retrouver une respiration normale, remonter et probablement arrêter la plongée.

DAN recommende de ne pas plonger à l'air a plus de 40m car la densité seule a cette profondeur pose deja problème pour une ventilation optimale et une bonne elimination du C02.

En tout cas a ces profondeurs, il faut pas insister en cas de symptome d'essoufflement. C'est le parametre que j'autosurveille le plus.

Edited by GasPolSemeton
  • J'aime 1
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il y a une heure, forum_eric a dit :

Bonjour à tous,

 

j’espère que l'été vous a apporté de belles plongées!

 

Je plonge toute l'année, quasi exclusivement en carrière (2 spots à 27 & 50).

Depuis peu, j'ai du mal à plonger en profondeur (50).

Je connais pourtant cette carrière très bien et connais ses difficultés.

Hier n'a pas été différent. Je commence à stresser vers 40 ce qui se traduit par un début d’essoufflement & sans doute narcose (pas euphorique du tout!).

On remonte & tout reviens à la normal.

Comment expliquer ces narcoses? C'est bien évidemment multifactoriels et je conçois que la question est difficile à répondre.

J'ai néanmoins un début de réponse; enfin, une hypothèse. Bien qu'ayant été initiateur de cette plongée hier, j'ai l'impression que si je ne me suis pas préparé psychologiquement & physiquement à l'idée d'aller taper une 50, la plongée sera compliqué...

Bref, par avant merci pour vos commentaires;

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12092023.png


comme tu l'as écrit, une narcose est multi factorielle.
Toutefois, dans ton environnement de plongée, tout incursion au delà de 35m engendre la narcose, peu importe les facteurs.
Ce n'est pas une fatalité aléatoire liée à un potentiel état de fatigue ou quoi ou qu'est-ce : à 35m en carrière sombre et froide, la narcose est et sera une réalité.

Tu dois donc te préparer mentalement au fait que tu seras narcosé quoi qu'il arrive,

Soit tu acceptes ce fait et tu t'y prépares. Cela veut dire que tu es au clair avec tes motivations, au clair avec tes procédures , au clair avec tes techniques, au clair avec ton matériel. Tu peux aussi mettre en place des stratégies pour palier à certains sujets (par exemple, une tablette pour ne pas oublier les paramètres de décollage). Ou utiliser un mélange non narcotique ...

Soit tu refuses ce fait ou bien tu ressens n'être pas prêt (techniquement, procéduralement, matériellement, psychologiquement ...).
Dans ce cas, quel est le but de cette incursion au delà de 35m ?
La plongée n'est pas un concours de bite, cela doit rester un loisir plaisir. 

A un moment, il faut être honnête avec soi-même.
En carrière, la plongée au delà de 35m est narcotique quoi qu'il arrive.
ll faut assumer ce fait et s'y préparer.

 

  • J'aime 5
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il y a 32 minutes, crouton a dit :

Je ne peux résister au plaisir de placer la loi de Deniau :

Au début, les emmerdements s’additionnent. Ensuite, ils se multiplient...

:froglol:

un copain, IR à l'époque disait aussi : un probleme, tu gères

deux problemes, tu peux gerer en alternance

trois problemes, c'est l'accident

 

et le passage de deux à trois est tres rapide

 

donc, travailler les what if et surtout les réponses

et savoir dire STOP !!!

  • J'aime 2
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L'anxiété, l'angoisse sont des effets classique de la narcose à l'azote, il n'y a pas que l'euphorie.

Outre des conditions particulières et ponctuelles de fatigue, stress, etc., il est toujours possible que ta physiologie ait évolué et que tu sois devenu plus sensible aux effets de l'azote en dessous de 35m.

  • J'aime 1
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Merci pour vos réponses; effectivement, du stress un peu latent en ce moment (qui n'en a pas !)

Cette profondeur dans cette carrière m'attire avec ce soir intense et ce côté lunaire.

En revanche, j'ai pleinement conscience qu'à cette profondeur, on a peu de marge d’où ma prudence.

Je verrai bien les prochaines fois; peut-être me limiter à 40 et voir comment ça se passe.

On a un gros nuage vers 35 a passer; nuage ou on ne voit plus rien même avec nos phares (3800 lumens pour mon phare).

Ça aide pas à être détendu!

Encore merci pour vos interventions constructives (ce que j'apprécie sur ce forum)!

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Il y a 7 heures, forum_eric a dit :

Hier n'a pas été différent. Je commence à stresser vers 40 ce qui se traduit par un début d’essoufflement & sans doute narcose (pas euphorique du tout!).

On remonte & tout reviens à la normal.

 

Tu as parfaitement expliqué et analysé la situation toi même: la narcose est souvent joyeuse, parfois elle est "triste" et désagréable, surtout quand tu pars dans des conditions dégradées par des évènements annexes à la plongée.

 

Le froid, le noir, la descente dans le bleu, le passage dans le nuage, l'air lourd à respirer... complètent le tableau.

 

Si tu en as la possibilité la prochaine fois, en plus des bons conseils précédents, arrange toi pour être plus en forme (au moins physiquement: pas d'alcool la veille, une bonne nuit de sommeil...), essaie de descendre avec quelqu'un en qui tu as toute confiance, beaucoup plus lentement en faisant des pauses tous les 5m après 30m, le long du fond ou d'un bout et en le regardant même s'il n'est pas passionnant.

Arrête toi régulièrement, observe toi, écoute toi, communique avec le binôme. Bref, reprends les bases.

 

Tu ne fera peut-être qu'un touch and go cette fois là, mais ça te permettra de reprendre confiance en toi.

 

 

  • J'aime 3
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Il y a 1 heure, LGF a dit :

 

Tu as parfaitement expliqué et analysé la situation toi même: la narcose est souvent joyeuse, parfois elle est "triste" et désagréable, surtout quand tu pars dans des conditions dégradées par des évènements annexes à la plongée.

 

Le froid, le noir, la descente dans le bleu, le passage dans le nuage, l'air lourd à respirer... complètent le tableau.

 

Si tu en as la possibilité la prochaine fois, en plus des bons conseils précédents, arrange toi pour être plus en forme (au moins physiquement: pas d'alcool la veille, une bonne nuit de sommeil...), essaie de descendre avec quelqu'un en qui tu as toute confiance, beaucoup plus lentement en faisant des pauses tous les 5m après 30m, le long du fond ou d'un bout et en le regardant même s'il n'est pas passionnant.

Arrête toi régulièrement, observe toi, écoute toi, communique avec le binôme. Bref, reprends les bases.

 

Tu ne fera peut-être qu'un touch and go cette fois là, mais ça te permettra de reprendre confiance en toi.

 

 

Tout celà me rappelle les conseils d'un vieux plongeur vendeen que j'ai cotoyé dans ma jeunesse : quand tu descend au delà de 40m fais toujours une halte sur la gueuse de 1 voire 2 mn à mi profondeur... ça reduit le risque de narcose...

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6 hours ago, jeancri25 said:

L'anxiété, l'angoisse sont des effets classique de la narcose à l'azote, il n'y a pas que l'euphorie.

Oui mais pas le premier symptome (et le plus génant) qu'il explique : début d'essoufflement.

On peut très bien être narcosé sans essoufflement, et on peut être essoufflé sans être narcosé. 

Etre narcosé au fond ne pose pas de problème majeur avec l'expérience, par contre un début d'essoufflement doit être immédiatement adressé et ses causes sont multiples.

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