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21/05/2007

L'apnée en compétition : une discipline pas si dangereuse que ça

Guillaume Néry en apnéeUne étude suédoise vient de révéler que l'apnée en compétition était très exigeante pour l'organisme, mais pas si dangereuse que ça. Selon l'Institut Karolina, de Stockholm, environ 10 % des participants à des compétition d'apnée entre 1998 et 2004, ont été disqualifiés parce qu'ils montraient des signes d'hypoxie. Ces signes vont du trouble du comportement ou du langage, à des spasmes ou à l'évanouissement. Si un plongeur qui termine son apnée est victime de l'un de ces symptomes, sa performance n'est pas homologuée. Cette mesure a été mise en place dans les compétitions d'apnée dynamique ou statique pour limiter le risque des accidents et empêcher les compétiteurs de repousser trop loin leurs limites. Selon le Dr. Peter Lindholm, qui a mené l'étude, l'apnée en compétition entraîne donc régulièrement des pertes de conscience ou des troubles locomoteurs, mais ces dysfonctionnements sont passagers et n'ont jamais de séquelles définitives. D'après lui, l'apnée n'est donc pas une épreuve particulièrement dangereuse pour l'organisme. Les accidents sont très rares, mais ils existent. Tous les apnéistes ont encore en mémoire la mort récente de Loïc Leferme au cours d'un entraînement. L'étude complète est disponible ici, en anglais et en version payante. Photo : Guillaume Néry, recordman du monde d'apnée à poids constant. © Laurent Bêche

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