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21/07/2010   par Plongeur.com

Brigitte retrouvée

Dahab, la dépouille de la plongeuse montheysanne vient d’être remontée en surface. Elle devra être formellement identifiée avant d’être ramenée en Suisse. Soulagement dans la famille. Depuis le 14 mai dernier, le corps de Brigitte Lenoir reposait par plus de 230 mètres de fond au large de Dahab en Mer Rouge. Aujourd'hui sur le coup des 12h45 heure suisse – 13h45 heure locale – il a pu être ramené en surface. Pour Jean Woeffray, père de la plongeuse chablaisienne, c’est un immense soulagement. «Nous avons pu commencer les recherches lundi. Une palme ainsi que ce qui ressemblait à un masque, avaient pu être identifiés. Mardi, en raison de conditions difficiles, j’ai décidé qu’il ne valait pas la peine de prendre des risques. La houle et les vagues étaient trop fortes. Mais aujourd’hui (ndlr. 20/07/2010), le temps était plus clément. A 6h, le bateau de recherche a levé l’ancre. A 6h30, nous étions sur le site. Vers 9h30, le corps avait pu être repéré.»

Brigitte lenoir

Et de détailler. «Yvon Steiniger, qui pilote le robot sous-marin (ROV) en charge des recherches a fait un travail extraordinaire. Une fois la zone où devait se trouver la dépouille définie, il l’a rapidement localisée.» Mais ramener Brigitte en surface n’a pas été de tout repos. Instructeur de plongée technique qui avait aidé la Montheysanne a préparer son record du monde, Jean-Luc Morier explique: «Elle a passé plus de deux mois sous l’eau, à une profondeur d’environ 250 mètres. Ce ne sont évidemment pas des conditions idéales. La remontée avait cependant été soigneusement planifiée. Une évaluation préalable avait été effectuée pour voir où étaient situés les points d’accroche les plus solides sur sa machine. Cela n’a pas entièrement suffi.» De fait, si la dépouille de la plongeuse a pu être récupérée, il n’en va pas de même pour son recycleur. «Grâce au ROV, nous avons tout pu hisser jusqu’à 15 mètres de la surface», raconte Jean Woeffray. «Là, deux plongeurs de soutien sont intervenus. Le corps était bien arrimé. Mais compte tenu de la forte houle, le Megalodon (ndlr. le recycleur avec lequel respirait Brigitte) était trop lourd pour le bras du robot, qui s’est brisé. Il est retombé vers les profondeurs. Ayant cependant atteint mon but qui était de retrouver ma fille, j’ai décidé de mettre le cap sur le port.» Nouvelles démarches administratives Le Megalodon ne pouvant pas être analysé, les causes exactes du décès de la Chablaisienne ne seront sans doute jamais établies avec certitude. Après 65 jours passés dans le milieu marin, le corps de Brigitte n’est évidemment pas intact. «Un corbillard nous attend au port et va emmener ce qui reste d’elle jusqu’à l’hôpital de Dahab», poursuit Jean Woeffray. «Là, elle devra être officiellement identifiée et un certificat de décès pourra être établi. Ces démarches administratives prendront sans doute du temps et nous ne pourrons pas la rapatrier immédiatement en Suisse. J’ai déjà eu un contact avec le Consulat pour la suite des opérations. Pour ma part, je vais rentrer avant elle.»

Brigitte lenoir

D'avance merci, pour votre soutien... Suite à une mobilisation de grande ampleur après l’accident, la famille a engagé une collecte de fonds pour aider à l’opération de récupération très onéreuse. Si vous voulez faire une participation, rendez vous sur le forum de Plongeur.com ou sur le site officiel de Brigitte Lenoir.

Texte : Nicolas Maury Photo : Daniel Saldana


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