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31/05/2010

Plongées sportives au Cap Vert

Les fonds de l’île de Sal ont de quoi séduire les plus blasés, tant par la diversité de la faune que par le relief sous-marin volcanique, modelé par les coulées de lave et les grottes. Sars noirs à bandes argentées, rouges poissons soldats, poissons trompette en escadrilles, perroquets, gros diodons, balistes, murènes à oreilles noires, mérous tropicaux, lutjans rayés… Un véritable festival !
Cap vert
Par quarante mètres de fond, à « Chouclass », l’un des sites les plus réputés, au sud-est de l’île de Sal, tous les poissons de l’Atlantique semblent s’être donnés rendez-vous. La visibilité est bonne, le courant faible. C’est la journée idéale pour explorer les fonds capverdiens, accessibles en toutes saisons, pour peu que la houle ne soit pas trop forte.
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Que faire ? Explorer les patates de corail ? Scruter chaque fissure, parmi les madrépores d’un jaune éclatant ? Ou, au contraire, fouiller le bleu du regard dans l’espoir d’une apparition ?
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Christian Maulvault, le patron du centre Scuba Team, m’a prévenu : « Ici, il y a du gros partout, mais farouche. Dès qu’ils entendent le moteur ou les bulles, ils prennent le large ! »
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Dans les eaux capverdiennes, le requin tigre serait commun. Mais le face à face est rare… Alors, après quelques tentatives de regarder loin, très loin, là où pourrait surgir le monstre, je me concentre de nouveau sur le fond. Chaque anfractuosité semble dissimuler un habitant à nageoires ou à pinces
Cap vert
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Dans cette petite caverne trop étroite pour y passer les épaules, une bonne dizaine de langoustes agitent leurs antennes dans le faisceau de la lampe.
Cap vert
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Un peu plus loin, dans une grotte, les bancs de poisson sont tellement compacts qu’on ne distingue la fin du profond trou qu’après leur fuite.
Cap vert
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Les îles du Cap Vert, perdues au large des côtes africaines, sont nées d’éruptions volcaniques. Celles-ci ont laissé des traces sous l’eau.
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Larges coulées de lave, réseau de grottes, éboulis… Le plongeur expérimenté trouve ici un terrain de jeu à nul autre pareil. Avec, en prime, ce petit parfum d’aventure qui fait tout le charme. Car, chaque matin, le vent, le courant ou la marée peuvent mettre à mal les projets de la veille. Il faut s’adapter. A la dernière minute, on sait si on se dirige à l’est, à l’ouest ou au sud. Les sites ne manquent pas.
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Même les amateurs d’épaves seront comblés avec « Boris », un vieux rafiot russe, coulé en 2006 par les autorités, après avoir servi de barge de transport aux immigrés clandestins venus du Sénégal ! La vie a colonisé cette épave pourtant moderne avec une vitesse étonnante.
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Cap vert

La plupart des sites sont équipés de corps morts, ce qui permet une descente et une remontée sur corde : pas du luxe lorsque le courant s’est mis de la partie en cours de plongée ! Bien fixé à cette ligne de vie, on peut encore admirer les bancs de chirurgiens gris acier, à l’éperon tâché de jaune, ou les rougets jaunes comme leur nom ne l’indique pas. L’eau n’est pas froide, rarement sous les 20 degrés, même en plein hiver, à plus de 25 l’été.
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Dans une confortable combi de 5 millimètre, on laisse durer le dernier palier, même si l’ordi indique que les 60 minutes d’immersion sont dépassées.
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Ambiance de folie... Pas facile de sortir de l’eau au Cap Vert ! Il y a tant à voir et tant à espérer pour les prochaines plongées… Pourtant, la vie sur terre réserve elle aussi de belles surprises.
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A Santa Maria, là où se concentrent tous les plongeurs, l’existence pourrait paraître presque trop calme lorsqu’en pleine journée, écrasées sous le soleil, les ruelles sont désertes.
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Patience…
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C’est à la nuit tombée, et même bien après, que cela s’anime. « Les Capverdiens adorent faire la fête. Ils ont plein d’occasions pour ça et parfois ça dure trois jours de suite », me confie Pascal Laborde, un Français tombé amoureux de l’archipel il y a bien longtemps. Venu faire des photos de surf il y a quinze ans, il y est resté. Plus la nuit avance, plus la musique se répand, mélangeant rythmes africains et brésiliens.
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Dans chaque bar, c’est une ambiance de folie. La caïpirinha coule à flot. Ce mélange de rhum, de jus de citron et de sucre, servi sur de la glace pilée, n’est pas très bon pour la désaturation des plongeurs gavés d’azote mais excellent pour le moral ou pour s’essayer au funana, l’une des danses locales. C’est après minuit que ça bouge vraiment. Les boîtes à ciel ouvert sont prises d’assaut. Au Calema, l’une des plus célèbres, il faut littéralement fendre une marée de jolies filles ondulantes et de garçons au physique avantageux (vive le surf !) avant d’aborder au bar !
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Après de telles émotions, pas facile d’être frais et dispos pour la « profonde » du lendemain matin. Départ 8h30 du ponton !
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Et, à ceux qui pensent que la plongée n’est pas l’objectif unique d’un voyage, le Cap Vert a beaucoup d’autres choses à offrir. A Sal, les promenades dans un univers lunaires réservent de belles surprises. Telle cette lagune salée, tapie au centre d’un volcan endormi, à laquelle on accède à travers un tunnel taillé dans la roche. Et puis, il y a les autres îles : Boa Vista et ses dunes, Fogo et son volcan encore actif (2.892 mètres), Santiago et sa plage ourlée de cocotiers, Maio la désertique, Santo Antao et ses vallées encaissées, la rocailleuse Sao Vicente… Largement de quoi reprendre son souffle pendant que la combi sèche sous le souffle permanent des alizés.
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Texte et photos : Ludovic BASSAND
Fiche pratique Y aller : Le voyagiste spécialisé AQUAREV (2, rue du Cygne, 75001 Paris) propose des forfaits tout compris sur l’île de Sal au Cap Vert, au départ de Paris, par vol direct chaque jeudi, depuis Roissy, par la TACV (compagnie nationale capverdienne). Tous les renseignements pratiques sur le site internet ou par téléphone (01 48 87 55 78) Sur place : Plusieurs possibilités de logement, à l’hôtel Morabeza ou à la pension Les Alizées (deux étoiles), tenue par un couple franco-capverdien. Le Morabeza est idéalement situé, au Sud de l’île de Sal, sur la magnifique plage du village de Santa Maria, face au ponton et au club de plongée. Chambres climatisées, jardin, piscines, salle de gymnastique, restaurants, bars, boutique, service de location de voitures.
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La pension Les Alizées se trouve au centre du village. Forfaits 8 jours/7 nuits à partir de 1154 euros TTC.
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Le centre de plongée : Face à l’hôtel Morabeza, sur la plage, le centre Scuba Team Cabo Verde, dirigé par le Français Christian Maulvault, est équipé de deux semi-rigides de 6 mètres, avec moteurs de 75 et 90 cv, d’un Boston Whaler 21 de 150 cv, 40 blocs acier 12 litres sorties Din et Int. , un compresseur Cirrus 36 mètres cubes et un Bauer 12 mètres cubes, ainsi que des équipements Marès complets pour la location.
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La plongée : Compte tenu de la profondeur moyenne des plongées, entre 25 et 45 mètres, le niveau 3 est idéal mais les niveaux 1 et 2 peuvent aussi avoir accès à des sites de plongées moins profonds pour l’initiation et le perfectionnement. Le Cap Vert est situé en plein océan atlantique. Ce qui signifie marées, courants et mer parfois agitée. Les plongées sont de bonne qualité, dans des eaux très poissonneuses où des rencontres exceptionnelles, avec le requin tigre par exemple, sont possibles.
Cap vert
Joli relief sous-marin, avec grottes et coulées de lave. Le mélange des eaux tropicales et tempérées ainsi que l’éloignement du continent constituent la promesse d’un grand spectacle à chaque immersion. Mais, attention, le respect des règles de sécurité est plus que jamais obligatoire : le caisson le plus proche se trouve à Dakar, au Sénégal.
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Formalités : passeport valide 6 mois après la date du retour. Le visa peut être obtenu auprès de l’ambassade du Cap Vert à Paris, ou à l’arrivée. Langues : le créole, le portugais mais aussi, très pratiqué, le français. Monnaie : l’escudo capverdien (100 escudos=1 euro). L’euro est accepté partout. Vol : environ 5h30 Santé : Vaccins à jour (tétanos, polio, hépatites A et B). Le traitement anti-paludéen et la vaccination contre la fièvre jaune ne sont pas nécessaires, utiles uniquement en cas d’extension vers Santiago. Electricité : 220 v, prises européennes.

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