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10/03/2010   par Plongeur.com

Cousteau, Captain Planet

Cousteau, Captain Planet - chapeau
100 ans tout ronds… c’est exactement le temps écoulé depuis la naissance de celui qui a su populariser la plongée grâce à ses films et leur diffusion sur le petit écran. J’évoque ici évidemment l’homme au bonnet rouge, Jacques-Yves Cousteau. C’est un personnage incontournable, son nom est indissociable lors de l’évocation de la plongée sous-marine… il fait aujourd’hui partie de notre patrimoine, culturel, télévisuel et marin. Tout le monde a vu au moins une fois Jojo le mérou, le bonnet rouge du commandant ou bien les franches parties de rigolades sur le pont de la Calypso. Mais le ciel n’est pas toujours bleu au dessus des mers du globe, ainsi l’homme a souvent souffert de vertes critiques, et depuis sa disparition en 1997, ses héritiers légitimes ou non voient parfois rouge. Il était temps de remettre de l’ordre dans tout cela, séparer le bon grain de l’ivraie… Ce Cousteau un génial précurseur ou bien un opportuniste avisé ? Un homme voulant partager son amour de la mer et des images ou bien un égoïste arriviste ? Sachant que rien n’est jamais tout blanc ou tout noir, je me suis laissée interpeller par l’ouvrage de Roger Cans, Captain Planet… petit format, compact, et surtout accroche attrayante. R. Cans nous explique que durant sa carrière de journaliste il a croisé plusieurs fois Jacques-Yves Cousteau, mais que l’homme ne lui a inspiré aucune sympathie particulière. Ceci nous donne donc une biographie sans complaisance aucune, très factuelle du « Commandant »… depuis son enfance, ses années de lycée aux Etats-Unis, son passage dans l’armée jusqu’au mythe vivant qu’il était devenu. On y découvre ainsi un homme extrêmement tenace, qui sait s’entourer, communiquer pour arriver aux objectifs qu’il s’est fixés. Avant d’arrimer son bonnet rouge sur le sommet de son crâne il a porté plusieurs casquettes… Tout d’abord marin au long court dans l’armée… ce n’était pas vraiment une vocation, mais il voulait voyager, c’était une solution. Puis, l’intérêt pour l’image s’est vite développé, ses haltes étaient autant d’occasion de glaner des films aux tonalités exotiques. Cet élan est alors brisé par l’arrivée de la guerre, le marin reste à terre… les images des fonds sous marins découverts lors de ses périples le hantent, il cherche un moyen de pouvoir explorer la mer, mais plus seulement comme on arpente l’asphalte… en immersion cette fois. Ceci entraînera la naissance du célèbre détendeur Cousteau-Gagnan, point de départ de l’aventure sous-marine du capitaine.
Cousteau, Captain Planet - couverture livre Roger Cans
Le livre se dévore. Cousteau y est tour à tour inventeur, explorateur, plongeur, écologiste, réalisateur… et bien souvent pionnier dans tous ces domaines. A la fin que reste-t-il ? L’homme continue de m’inspirer des sentiments troubles entre dépit face à cet opportunisme latent et envie de réaliser ses rêves comme lui seul a pu le faire, des rêves bien souvent démesurés et visionnaires. Cousteau, Captain Planet Lien sur amazon : Cousteau, Captain Planet Editions : Sang de la Terre

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