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10/01/2008   par Plongeur.com

Trois millions d'épaves au fond des océans

Cette activité est particulièrement onéreuse. En amont de l'exploration, il est nécessaire de réaliser un travail de documentations et de recherches. Ensuite, il faut passer à la phase de repérage des lieux puis obtenir les autorisations avec les autorités locales. Le temps de l'exploration proprement dite, l'extraction de la cargaison et enfin les différentes ventes aux enchères pourront alors tout juste commencer. « Au total, la recherche d'un galion espagnol nous coûte environ 4 millions d'euros. C'est rentable uniquement si l'opération est bien menée du début à la fin. Nous faisons un métier de rêve, mais qui nécessite beaucoup de sérieux ».

plongeur sur épaveplongeur sur épaveLes techniques modernes de plongée ont rendu les fonds marins accessibles à tous. Il en résulte un pillage intense des sites archéologiques marins par les chasseurs de trésors. De plus, ils ne tiennent souvent pas compte des droits de propriété et des méthodes scientifiques et archéologiques de fouille. Ainsi, ils endommagent le reste du site et privent le grand public de ces richesses. A l'instar des fouilles amateurs, l'industrie de la pêche, la pose de pipe-lines et d'autres activités sur les fonds marins peuvent détériorer voire détruire le patrimoine culturel subaquatique. Cette hausse des vols et destructions conduit à la perte irrémédiable de notre patrimoine commun. Il est donc non seulement nécessaire mais urgent d'adopter un instrument international afin de préserver le patrimoine culturel subaquatique.

L'UNESCO a préparé une Convention internationale visant à protéger ce trésor de l'humanité et à le préserver pour les générations futures... Les experts nommés par leurs gouvernements ont d'un commun accord tenu compte des principes développés par la Charte de l'ICOMOS sur la protection et la gestion du patrimoine culturel subaquatique, ainsi que des Conventions internationales d'importance majeure comme la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (UNCLOS) de 1982 et la Convention UNESCO concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels (1970). La Convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique a été adoptée le vendredi 2 novembre 2001 par la 31ème session de la Conférence générale.

logo unesco(source Unesco)


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