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18/07/2008

Lagons calédoniens: patrimoine de l'humanité pour l'UNESCO

Ouvéa align ="Ces sites sont d'une beauté exceptionnelle et contiennent des récifs d'âge varié, allant de structures vivantes à d'anciens récifs fossiles, qui offrent une source importante d'information sur l'histoire de l'Océanie", écrit le comité du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le comité décrit une diversité exceptionnelle d'espèces de coraux et de poissons et un continuum d'habitat allant des mangroves aux herbiers marins avec la concentration de structures récifales la plus diversifiée de la planète. Les lagons et récifs coralliens abritent des écosystèmes intacts avec des populations nombreuses et diversifiées de grands prédateurs et de grands poissons. Ils offrent un habitat pour nombre de poissons, tortues et mammifères marins en danger dont la troisième plus large population de dugongs du monde. Le récif de Nouvelle-Calédonie constitue la deuxième plus grande barrière corallienne continue au monde après celle d'Australie et la premier lagon fermé du monde avec une superficie totale de 24 000 kms². Quelques 15 000 kms² répartis en six sites constituent cette inscription:
  1. au Nord, la zone côtière Nord et Est et le Grand Lagon Nord,
  2. au Sud, le Grand Lagon Sud et la zone côtièreOuest,
  3. au large, les Atolls d'Entrecasteaux,
  4. aux îles Loyautés, les Atolls d'Ouvéa et le Beautemps-Beaupré.Ouvéa

Il s'agit du 33ème site français inscrit et le second uniquement naturel après le golfe de Porto en France.

Cette reconnaissance internationale est un atout pour la Nouvelle-Calédonie en intégrant les 167 pays convoités qui peuvent s'énorgueillir de posséder des "biens naturels" reconnus pour leur caractère exceptionnel, universel et inestimable" au même titre que les fjords de Norvège ou les îles Galapagos. Notons qu'il s'agit là du premier espace de l'outre-mer français inscrit au patrimoine mondial. Le territoire va préserver ce succès pour continuer à développer et dynamiser le tourisme durable, gérer ses ressources lagonnaires et profiter aux clubs de plongée sous-marine. La première étape de reconnaissance mondiale étant faite, la Nouvelle-Calédonie doit se donner les moyens de protéger ses lagons en les préservant, tout en continuant à se développer, beau challenge ! Le projet de classement date de 1999 à l'initiative de l'association Corail vivant avec le soutien des coutumiers.  

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