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10/04/2007

Nouvelle Calédonie :Une assistance maritime privée au service des plaisanciers

Source : http://www.info.lnc.nc

Il y a des moyens de dépannage sur les autoroutes européennes, pourquoi ne pas créer un système identique pour les bateaux dans le lagon calédonien. C’est le défi que se sont lancé Hervé et Thierry Harispe en créant un service d’assistance maritime. « J’ai monté cette société parce qu’on est marins », explique Thierry. « J’ai fait la pêche au chalut, à la palangre, ici j’ai travaillé sur le Tui 2. Ça fait dix ans que je suis en Nouvelle-Calédonie et j’ai vu qu’il n’y avait pas de service d’assistance maritime privé pour la plaisance comme cela se fait en Europe. Avec mon expérience, j’ai eu l’idée d’une association avec mon frère pour monter notre société Lagon Assistance ». Thierry Harispe est breveté Capitaine 200 (nouveau brevet de patron à la petite navigation, BPPN) et son frère, Hervé, a passé le brevet de capitaine lagonaire à l’Ecole des métiers de la mer. La zone d’intervention Les moyens mis en œuvre sont un bateau semi-rigide Stingray de 6,5 mètres, équipé de deux moteurs de 90 cv chacun et de matériel d’intervention (remorque, jerrycans de ravitaillement, etc.). Le bateau et la société ont été homologués par les Affaires maritimes pour une zone d’intervention qui, partant de Nouméa, va jusqu’à la Grande Barrière de corail et s’arrête à Plum, au sud-est, et à Païta, au nord-ouest. « Le recours à une société d’assistance privée est une pratique courante sur les côtes américaines et de Métropole », insiste Thierry Harispe. La formule est basée sur un abonnement annuel de 24 000 francs CFP donnant droit à un nombre illimité d’interventions (panne de moteur, d’essence, de batterie, etc.). Les non-abonnés peuvent avoir recours au service sur la base de 30 000 francs CFP de l’heure. Précision importante, enfin, le dispositif ne s’adresse qu’aux bateaux d’une taille inférieure à 10 mètres. Depuis vendredi, les deux hommes tiennent une permanence 24 heures sur 24 et sept jours sur sept sur le canal VHF 16 et sur leur téléphone au 790 791. Hervé Girard L’assistance est toujours payante La société mise en place par les frères Harispe vient en complément des dispositifs existants, c’est-à-dire les sociétés de remorquage pour les gros bateaux, et les organismes officiels qui ont en charge la sauvegarde de la vie en mer. À ce titre, le MRCC (Maritime rescue coordination center) de Nouméa, plus connu sous le nom de PC-Secours en mer, coordonne les moyens mis en œuvre, c’est-à-dire les navires présents sur zone lors d’un incident, que l’autorité maritime peut réquisitionner aux fins d’intervention (les unités de la Marine nationale, de la gendarmerie maritime, des pompiers, de la police nationale et de la société nationale de sauvetage en mer). La sauvegarde de la vie en mer est gratuite mais, en revanche, l’assistance aux biens est payante, ce que certains plaisanciers ignorent jusqu’au moment où on leur présente la facture à la prise en remorque.

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