Bonjour a tous, le cas est plus complexe, tout d'abord au niveau du club concerné et le regroupement pour l'utilisation du compresseur et des tampons.
Pour éviter toute polémique et fausse info, ce sont 3 clubs qui mutualisent une station de gonflage.
Chaque club est responsable de son gonflage (pas de mutualisation des moyens humains ou des blocs de plongée) la victime etait donc en train de gonfler les blocs de sa structure.
C'etait ma crainte quand la gendarmerie m'a appelé dans les minutes qui ont suivi l'accident, en tant que formateur TIV pour des information sur la règlementation, et les documents à rassembler.
Je présente souvent le GIE comme solution d'économie pour les stations de gonflage dans les formations DEJEPS. Par contre en matiere de responsabilité il faut bien définir qui fait quoi et comment sont inspecter les blocs avant un gonflage. On ne peut pas tout mutualiser et surtout pas les responsabilités...
Pour finir le bloc aurait (je n'en ai pas encore la certitude) explosé en 3 morceaux le cul et le col, le corps se serai ouvert comme un livre (certainement pas dans cet ordre d'ailleurs).
Le club venait d'etre racheté avec le matériel qui selon le vendeur avait été vérifié et inspecté. Les nouveaux dirigeants avait été recyclé de leur TIV au mois de mars par le comité (je faisais parti des formateurs) et etaient donc en règle.
La station de gonflage était composée de nombreux tampons.
La victime serait une stagiaire monitrice.
On ne peut pas exclure une faiblesse de la bouteille sur un gonflage rapide aux tampons (au vu du schéma de rupture). Durant la formation de TIV on montre les efforts que subit un bloc lors des gonflage-dégonflage entrainant des micro-fissures dans la matière, ces fissures évoluent tout le long de la vie du bloc. Les nouveaux aciers sont prévu pour encaisser cela avant rupture (marque de porosité). Suivant l'age du bloc et l'intensité d'utilisation on peut supposer l'apparition de faiblesse dans la matière. La principale cause d'usure est bien sur la corosion, due à de l'humidité dans le bloc qui est amplifiée par les échauffements de gonflages rapides
Certaines remarques sont pertinentes et pose question dans les structures commerciales notamment. Ces structures bénéficient du régime dérogatoire, mais doivent anticiper les inspections du fait de l'utilisation intensive. La réglementation reste trop vague mais peut entrainer la responsabilités des dirigeants de structure.
Pour la responsabilité des TIV, je n'ose pas y penser, nous nous engageons tous a respecter la charte d'indépendance ou aucune influence financière, hiérarchique, ou matérielle ne peut modifier l'avis d'un TIV (meme salarié). Tout le fondement de ce régime dérogatoire ainsi que le maintien des compétences, reposent sur cette charte et au respect du cahier des charges imposé depuis 1984.
A ce jour tout le matériel est sous scellé, la victime aurait été sortie du coma artificiel dans lequel elle était maintenu pour raison de soins, et aurait commencé une rééducation.
Tout les faits que je mentionne sont des faits rapportés. Les autorités, en plus haut lieu, ont été sensibilisées et vont devoir mettre la pression sur notre activité. Une première réunion de tous les acteurs de la plongée (dirigeant, encadrant, fédération, brigade nautique, DRAJES, Préfecture, DEETS, syndicats) s'est tenue vendredi dernier pour un large rappel à la règlementation, et à la prévention, avertissant les acteurs que tous les contrôles necessaires à la protection des usagers seront réalisés rapidement.
Pour le moment l'enquête continue sur la gendarmerie de Bouillante.
Trés peu d'informations sont communiqués.