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Oyez oyez !

Nous rentrons ce matin d'une semaine aux rajah empat

suivie d'une semaine à Lembeh.

Compte tenu de la richesse de cette semaine, je ferai le CR par épisodes, avec des belles photos et des infos diverses sur les à cotés de ce séjour : le resort à kri, LA boutique de souvenirs papous originaux trouvée à Sorong et tout le reste.

Je m'y mets dès que j'aurai récupéré de mes 8 h de jet lag.

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Je suis impatiente de lire, car c'est l'un de mes prochains voyages... et il n'y a pas encore beaucoup de retour d'expériences sur Rajah Ampat et Sorong!

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suivie d'une semaine à Lembeh.

Compte tenu de la richesse de cette semaine, je ferai le CR par épisodes, Je m'y mets dès que j'aurai récupéré de mes 8 h de jet lag.

 

Bon, commençons par le début. Le trajet : Paris Jakarta via Hong Kong sur Cathay Pacific. A ce jour, la liaison Manado Sorong n’existe plus (mais le retour Sorong Manado fonctionne toujours). Donc, il faut passer par Jakarta puis Macassar et enfin Sorong. Après avoir un peu ramé pour trouver les vols intérieurs qu’on ne peut pas acheter en France, j’ai contacté une agence de voyage indonésienne : Travel Indo. Ils ont trouvé les vols qu’on cherchait et envoyé par mail les vouchers qu’on a échangés contre les billets à l’aéroport. On aurait pu passer par le resort qui pouvait se charger de cette tâche mais leur commission était un peu gourmande.

 

Nous voilà donc, ce vendredi 27 février, à 10 h. à Roissy. Comme on a fait l’enregistrement sur internet la veille, on a déjà nos places réservées, et le passage au comptoir prend quelques secondes. A noter que Roissy a pris la mauvaise habitude de faire déchausser les clients au contrôle. Faut pas qu’ils s’étonnent ensuite de voir leur fréquentation baisser. Même un consultant à 2 balles aurait l’explication. Alors, je vais faire économiser 100 K€ de consulting à la DG d’Aéroport de Paris avec 2 conseils pour remédier à leur baisse d’activité (que je sais très forte dans l’aérien) : 1° qu’ils arrêtent de prendre pour modèle Fleury Mérogis et qu’ils aillent plutôt voir sur les Champs Elysées le magasin Louis Vuitton. Là, au moins ils font pas de toucher rectal aux clients qui entrent dans la boutique. 2° qu’ils demandent fissa au contrôleur général de la PAF de mettre plus de 2 agents au contrôle à l’arrivée des avions, c’est pas du bétail qu’on décharge, c’est des clients. En juin prochain, quand Singapour Airlines va débouler à 7 h. du matin avec un A380 et ses 600 passagers, c’est plus 25 minutes que ça va prendre, mais une heure rien que pour sortir de l’avion, alors que la PAF se le bouge un peu (le paf)…

 

Le vol sur Cathay Pacific se passe plutôt bien, départ à l’heure, personnel très souriant, confort correct avec TV individuelle, encore que le nouveau modèle de siège « coque » ne soit pas des plus confortables : le dossier ne s’incline pas, c’est l’assise qui avance vers l’avant. Du coup, on est plus en position vautrée qu’inclinée, et au bout de 3 heures, on a les fesses en compote. Et puis, c’est quand même plus classe de manger avec des vrais couverts en métal comme sur Singapour Airlines, que là avec des couverts en plastique.

Le vol dure 11 heures pour atteindre l’aéroport de Hong Kong. Je le trouve pas terrible ce nouvel aéroport, et la zone duty free n’est pas folichonne, à moins bien sûr, qu’on veuille s’acheter une paire de John Lobb, un sac Prada, quelques cravates Gucci, une Breitling, un ou 2 costards et une rivière en diamant chez Tiffany… Mais bon, je trouve que vendre des cartes postales, des piles ou des mini-dvd pour caméscope, dans un aéroport, ça serait aussi une bonne idée… Du coup, on traîne 2 heures dans la zone en achetant juste nos 2 bouteilles de rhum pour les apéros – à noter que les cigarettes sont au même prix qu’à Jakarta (17 $US) mais je crois qu’elles valent encore moins cher si on les achètent en ville – et on attrape le vol pour Jakarta, qu’on atteindra 4 h. 20 plus tard.

Ce sera tout pour samedi, côté avion, 15 heures de vol, c’est assez. On a réservé une chambre à l’hôtel Ibis sur le site Accord : 32 € la chambre, située pas loin du vieux Batavia, près du port. Le temps de se poser un peu et de passer une tenue plus tropicale et nous voilà partis à l’aventure dans cette mégalopole tentaculaire. En fait, Jakarta ne ressemble à rien : des rues immenses, des buildings modernes côtoient des bicoques misérables, des routes défoncées, des canaux devenus égouts, des centres commerciaux surpeuplés, et des voitures par millions. Nous avons été jeter un œil au Monument National et fait une promenade agréable dans le jardin immense autour, puis fait quelques emplettes (cartes postales, quelques souvenirs, cartes mémoires pour les appareils photos).

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Le soir venu, on s’est dit qu’on mangerait bien un morceau pour conclure cette très longue journée et on est tombés (avec le Routard) sur un endroit incroyable : le café Batavia. Une maison coloniale, construite en 1800, restaurée en 1932 et décorée avec un soin exquis. Ambiance coloniale années 1930 garantie avec la musique jazz de l’époque. Après notre périple, quelle plaisir de siroter sa bière dans des fauteuils en rotin, les pieds nus sur un tapis d’époque posé sur le parquet en acajou massif. Les photos faites avec l’effet sépia font illusion. Le restaurant dans un salon richement décoré nous a requinqué, encore qu’on a été un peu déçu par la viande australienne trop dure et trop cuite, pourtant, on avait demandé red ( et non pas bloody), mais un très bon vin chilien nous a consolé. Décidément, ce voyage s’annonçait bien. Après une promenade digestive aux alentours, et quelques photos d’un curieux pont à bascule, copie des ponts d’Amsterdam, retour à la chambre pour une nuit courte. Je m’allonge dans le lit et m’endors 5 secondes après. Le réveil sonne dimanche à 3 h. pétantes, à 3 h. 30, le taxi nous emmène à l’aéroport Soekarno Hatta au terminal des vols domestiques. On va savoir si on a bien fait de passer en direct pour les vols et si nos vouchers sont acceptés ! Après plusieurs minutes de tentatives pour tapoter sur son terminal, l’employé sort son carnet à souche et nous établit 4 billets manuscrits ainsi que les cartes d’embarquement. Ouf, on loupait ce vol et on plantait toute la première semaine, il n’y a qu’une navette le dimanche à Sorong pour Kri…

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Ah mais moi à Roissy je leur ai fait un bronx en exigeant des surchaussettes...qu'ils n'ont plus; à une vieille peau qui ralait j'ai dit que les chaussettes c'est comme le slip...ça doit rester propre! juré!...ma femme s'etait barrée plus loin

Finalement un responsable m'a apporté une chaise pendant que mes pompes passaient au contrôle :)

A cebu aussi tu tires les pompes mais sur "tapis rouge"

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Mais bon, nous voilà dans le vol Merpati, à 5 h., sous l’orage et des trombes d’eau, en direction de Macassar. 2 heures de vol, passées à roupiller pour récupérer des nuits tronquées qui se succèdent… En bas de la passerelle, à Macassar, le soleil nous tombe dessus, histoire de rappeler qu’on est quand même à Sulawesi, sous l’équateur. On profite du temps libre pour fureter dans les boutiques de l’aéroport, il y a beaucoup d’objets Toraja, la tribu fameuse de Sulawesi. Comme ce n’est pas notre voyage, on les laisse de coté et on se rabat sur quelques T-shirts, pour une poignée d’euros. Ca pourra toujours servir de cadeaux, faute de mieux. Dans la salle d’embarquement, les blancs commencent à se faire très rares, et les papous qui rentrent au pays annoncent que la fin de cette petite ballade n’est pas loin. 2 h. 10 plus tard, l’avion aborde la côte de cette île immense de Papouasie. L’impression est saisissante et me rappelle Bornéo l’an dernier : le vert est maître. De la forêt partout, ni route, ni maison, ni champs, une présence humaine réduite au strict minimum avant de se poser à Sorong. On tient le bon bout en posant le pied sur le tarmac, après 20 h. d’avion depuis Roissy.

Je profite de l’expérience de mon dernier passage, il y a 3 ans, pour me précipiter dans la boutique à côté de l’aéroport pendant que mes compagnons de voyage s’occupent des formalités d’accueil, collecte des bagages etc.

L’aéroport de Sorong est composé de 3 salles : une pour l’enregistrement, une salle d’embarquement et la salle où on collecte les bagages. Le tout ne fait pas 1000 m2 et il n’y a rien que le nécessaire. Du coup, j’avais repéré un Chinois qui tenait une boutique avec quelques souvenirs typiques (dont l’inévitable horim, l’étui pénien) à 50 m de l’aéroport.

Je profite pour faire quelques achats (la règle dans ce pays étant de ne pas remettre ce qu’on peut faire maintenant, et saisir l’occasion). Pendant ce temps, les sacs ont été chargés et un 4X4 nous emmène au port, d’où on embarque sur un curieux bateau rapide à la mode papoue. C’est une sorte de canot long, avec un toit ajouté et 4 moteurs à l’arrière. Nous sommes 6 personnes en tout, un couple franco-russe (qui n’est pas dans les entremets), nous a rejoint. Il faut encore 1 h. 45 pour arriver en vue de la terre promise, l’île de Kri. Il est 16 heures ce dimanche 1er mars quand on pose le pied sur le ponton, nous avons quitté l’appart’ vendredi matin à 9 heures.

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(2° suite) Nous sommes chaleureusement accueillis par Maya, le manager du camp qui nous offre la noix de coco de bienvenue avant de nous faire un topo sur l’organisation de Kri. Nous découvrons fort heureusement que Kri n’a pas beaucoup changé depuis notre premier passage voici 3 ans : pas de casino, ni de boite de nuit avec des go-go danseuses. Un sun deck avec des fauteuils et des transats a juste été rajouté sur le ponton, pour le reste, nous retrouvons le camp dans toute sa simplicité. Une demi douzaine de bungalows montés sur pilotis, au dessus de l’eau, le long de la plage, et 2 autres de part et d’autre du ponton qui mène jusqu'à l’embarcadère au bout du platier. C’est ceux qu’on a demandé à occuper lors de la réservation. Les bungalows sont en palmes tressées, simples et solides, le toit est constitué de feuilles de palmes. L’aération est naturelle et largement suffisante.

Les 2 compères que nous avons fini par convaincre de venir jusqu’ici sont plutôt séduits par le coin, et découvrent le reste du camp. Peu de choses en fait : des cases sur le sol qui font office de salle de bain (façon mandi), et une salle de restaurant, sur pilotis, elle aussi. Le tout est impeccablement tenu, Maya a apporté sa touche en mettant des orchidées partout le long des chemins, et en appliquant une organisation à la précision toute suisse. Le camp est installé sur la côte nord de l’île, dans un écrin de verdure, la forêt primaire qui entoure le camp abrite une multitude d’oiseaux : perroquets, cacatoès, loriquets, martins-pêcheurs, aigrettes. Il est fréquent d’en voir perchés sur une branche dans le camp, il y a aussi un varan d’un mètre, un calao, on se croirait au zoo de Vincennes, sauf qu’on est dans la cage avec les bestiaux.

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Posté(e)

Après avoir pris possession de nos quartiers, nous passons un maillot de bain pour un petit PMT au bout de la jetée à la tombée de la nuit. Toute la magie de Kri éclate dès la mise à l’eau : en l’espace de 30 minutes, on voit passer une tortue, des mérous balaises, une squille, un petit requin, des tétrodons, un défilé d’un trentaine de perroquets à bosse, sans oublier un banc de carangues juste sous l’embarcadère. Une bonne petite mise en bouche pour les premières plongées du lendemain.

A 19 h pétantes, la cloche sonne le repas servi. Eh oui, on mange tôt et on se couche avec les poules, mêmes si certains soirs, des bringues débridées vont nous mener au bout de la nuit, vers les 9 h, 9 h 30…Un lieu à rendre suicidaire le fétard qui échouerait ici.

Le restaurant nous permet de découvrir les autres invités : outre notre couple franco-russe, il y

un autre couple russe qui ne plonge pas mais qui vient plutôt pour les oiseaux, un couple de Polonais, genre nouveaux riches mal élevés, un Américain qui parle et rit fort pour qu’on l’entende partout dans le camp et un Anglais, genre expat’ venu recharger ses batteries. Heureusement, Maya qui est Suisse germanophone a encore quelques rudiments de français, et on lui fera des révisions accélérées, mélangées d’anglais. Peu de visiteurs français, à la lecture du livre d’or. Côté repas, détail important pour des Français, c’est local mais délicieux : il y a toujours poisson et viande, (non pas de côte de bœuf ni de tartare frites) des légumes locaux, c’est copieux et bien préparé, et les fruits sont à volonté.

Et comme animation locale, on verra souvent passer, midi et soir des petits pointes noires de 60 cm au pied des pilotis, quant à Pierre, il a adopté un mulet amputé de la nageoire, et chaque matin, il guettera angoissé le retour du banc de mulets pour vérifier que son protégé est bien là.

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Posté(e)

La chambre est simple : un lit avec moustiquaire, 2 étagères consoles pour ranger ses affaires et 2 cruches d’eau potable. Pas d’eau courante bien sûr, mais des prises électriques alimentées jour et nuit, (prises françaises, pas besoin d’adaptateur). Il y a 2 chambres par bungalow, séparées par une petite véranda commune avec 2 hamacs. La vraie vie de robinson, sans se fatiguer à bâtir son abri.

Juste avant le lever du soleil à 6 h, dès les première lueurs, c’est toute la forêt qui se met à chanter à tue tête - les papous appellent cela le matin des chants d’oiseaux - c’est un véritable concert pendant 20 minutes jusqu’au plein jour et c’est le signal pour sortir du lit avant la cloche du petit-déjeuner, à 6h 45. Tout est paisible dans ce camp, dont les seuls bruits modernes qu’on entend sont les moteurs des bateaux et dont il émane une harmonie qui en fait son charme.

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Mulets papous et abeille suisse

 

Pierre, il a adopté un mulet amputé de la nageoire, et chaque matin, il guettera angoissé le retour du banc de mulets pour vérifier que son protégé est bien là

Que nenni, c'est JP qui avait adopté le mulet manchot, moi j'avais jeté mon dévolu sur une jolie muge aux yeux de braises qu'un sale pointe noire avait attaqué et qui présentait une méchante balafre sanguinolente sur la queue.

 

La vraie vie de robinson, sans se fatiguer à bâtir son abri

Mouais, on a l'illusion d'une vie de Robinson, mais tout est organisé comme une ruche helvète et réglé comme une montre suisse...

NB : Maya est une suissesse alémanique qui a géré des hôtels en Suisse avant de s'occuper de ce ressort sur pilotis

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la suite, la suite, la suite !!!!

J'ai commencé à rêver, et plus rien, juste la pluie qui bat les carreaux :(

alors on attend d'être à nouveau téléporter au Sulawesi...

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alors on attend d'être à nouveau téléporter au Sulawesi...

 

heu... malenalo, suis un peu, steuplé, c'est pas sulawesi, c'est papouasie, 700 km plus à l'est. De l'autre coté de la ligne Wallace.

je vais aborder la partie plongées cet aprèm'...mais tu vas me faire le plaisir de reviser ta géo,je commencerai par une interro surprise...

Posté(e)
heu... malenalo, suis un peu, steuplé, c'est pas sulawesi, c'est papouasie, 700 km plus à l'est. De l'autre coté de la ligne Wallace.

je vais aborder la partie plongées cet aprèm'...mais tu vas me faire le plaisir de reviser ta géo,je commencerai par une interro surprise...

 

:rougi:

Oups, je vais réviser immédiatement... Google sera mon ami ! Je me mêle toujours les palmes dans ce coin... Entre la région de Papua d'Indonésie et le pays Papua New Guinea ! Alors mea culpa, dans ma tête, les coins atteints par petit avion à partir de Manado sont tous au Sulawesi... mais c'est noté, je recommencerai plus ! ;)

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