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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

Scubaphil

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Everything posted by Scubaphil

  1. Si je peux me permettre, sans rapport direct avec le sujet, dans le cas de l'OPI, si les symptômes se majorent, ce n'est pas à cause de la remontée elle même, juste l'effet du temps qui passe. Tant que la victime est dans l'eau, la mécanique infernale se poursuit et l'OPI s'aggrave. et du coup, pour être plus précis, dans un cas d'OPI, l'urgence n'est pas que de gagner la surface (comme dans un "simple" essoufflement d'effort) mais bien de sortir de l'eau.
  2. Merci @bardass de ton intervention, j'hésitais à le faire depuis hier. Cette discussion qui a pourtant l'air sérieuse, depuis quelques pages, ne fait qu'éculer des poncifs et conforter les plus bruyants dans leurs certitudes hasardeuses. J'hésitais à intervenir car c'était un peu se jeter dans la gueule du loup et je n'ai pas trop de temps en ce moment pour argumenter intensivement. La question initiale centrale était sur l'attitude à adopter en cas d'assistance, notamment vis à vis de la vitesse de remontée et des paliers. L'auteur à été vertement critiqué sur l'exemple choisi, assez extrême, tant par le choix de la procédure (MN90) que par celui de la DTR (30') pour une plongée encadrée (GP + N2). Mais au delà de cet exemple mal a propos, la question était intéressante. La majorité des intervenants semble avoir opté pour le choix de respecter scrupuleusement LEURS paliers, quitte à aggraver l'état de la victime. Bon, sur le plan "secouristique", ça peut se défendre, dans le sens de ne pas surexposer le sauveteur. C'est quand même assez théorique, et fait abstraction un peu trop rapidement de l'affect, pourtant évoqué par @LGF dans son excellente réponse, dès la 2ème page. Ce que je trouve dommage, c'est la manière dont les rares contre-arguments ont été évincés. @alofi en particuliers, a justement relativisé l'importance des paliers face à une détresse vitale. Le reste de la discussion a été consacré à le démonter en essayant d'affirmer la suprématie de la vitesse de remontée limitée à 9 m/min sur toute autre considération. C'est très regrettable, car aussi intéressante que soit la thématique de la "bonne" vitesse de remontée en plongée loisir, ici on parle d'assistance sur une détresse vitale (ou apparaissant comme telle) et la problématique n'est pas la même qu'en remontant du Liban ou de la Gabinière. Alors oui, personne n'est à même de faire un diagnostic précis sous l'eau. Néanmoins, un plongeur inconscient, un plongeur agité ou un plongeur incontrôlable qui cherche à remonter, ce sont des situations à considérer comme détresse vitale. Et dans ces cas là, en plongée à l'air, chercher à contrôler sa vitesse de remontée reste utile, sans faire de zèle. Un 15 m/min sera acceptable, tout comme un 10 ou un 18. On fera surtout comme on pourra. Marquer un arrêt proche de la surface sera tenté aussi, juste pour vérifier qu'elle est dégagée. Mais s'attarder à faire des paliers ne me paraît pas être le choix prioritaire. C'est perdre du temps à aggraver le problème initial (quel qu'il soit) et perdre des chances pour la victime. L'urgence pour elle est de sortir (de l'eau). Toujours dans le cadre de la plongée à l'air, avec une DTR limitée à une quinzaine de minutes, faire le choix de rester au palier, c'est une mauvaise hiérarchisation des problèmes : une certitude d'aggraver le problème versus un risque hypothétique d'ADD. Ceci m'amène à m'arrêter un peu sur l'OPI évoqué antérieurement. C'est un accident pas si rare que ça, et typiquement celui qui pourrait nous amener dans la situation posée par cette discussion. Je lis ici qu'un OPI devrait faire sagement ses paliers avant de sortir : C'est méconnaître ce qu'est un OPI pour la victime. Une impression de suffoquer intolérable, tout à fait incompatible avec le fait de rester sous l'eau. Avec un risque immédiat d'arrêt cardiaque hypoxique. Dans de très rare cas, avec une forme modérée d'OPI et un plongeur hors norme, capable de sur-contrôle, un palier est tenable (cas de PE Desseigne, évoqué plus haut). Mais c'est une exception. Dans 99% des cas, ce sera impossible. Le 2ème lien, est très instructif à ce sujet. Elle a shunté les paliers, elle a fait un ADD, elle est vivante. Mort sans ADD ou vivant avec un ADD ? à votre avis, quelle solution faut-il privilégier ? En plongée trimix, la problématique est certainement différente. La situation posée par @ben81, même si elle n'es pas au trimix, plaide quand même fortement pour considérer qu'au trimix, face à ce type d'urgence, on est en plongée solo (dans le sens ou le binôme ne pourra pas faire surface sans cartonner). Enfin, dans l'exemple initial, un paramètre semble avoir été complètement occulté. Pourtant je le trouve assez conséquent : on parle d'une palanquée encadrée dans laquelle la détresse vitale survient chez un N2 encadré par un GP. Je vois quand même assez mal le GP, responsable légal de la palanquée, faire les paliers tranquillement pendant que son plongeur s'asphyxie en face de lui ... Mais bon ...
  3. Donc finalement, cette mortalité massive des perches n'a rien à voir avec l'invasion de moule quagga. Ou je me trompe ?
  4. Tout comme @caolila : 1) Pour arriver à ce que tu décris, ça doit être une sacrée séance de palmage ! 2) Vu que tu utilises déjà des chaussons, si tu arrives à faire des ampoules aussi facilement, c'est qu'il doit y avoir un problème de matériel inadapté : chausson ou palme trop grand/petit/dur, mauvaise coupe, couture mal placée, que sais-je encore. Sinon, coté solution, comme @val74700 : essaye les Compeed®. C'est fait pour ça à la base (les ampoules) et ça résiste plutôt pas mal à l'eau. Ils ont une gamme très complète en termes de taille et de forme, tu devrais trouver des choses adaptées à tes orteils. Mais plus important, régler le matériel pour que ça convienne mieux à tes petits petons.
  5. Je te rassure, moi non plus. Du niveau collégien, justement.
  6. Et voilà, mattpop83500* est devenu "invité compte supprimé". Il n'a pas du apprécier la remarque sur les adolescents ...
  7. Bah, c'est déjà fait. Les vaccins permettent d'éviter la plupart des formes sévères de Covid, même avec les variants Omicron. Oui mais ... cette pensée s'appliquait parfaitement aux années 2020 et 2021, jusque vers septembre-octobre. Après, avec la vaccination massive puis l'apparition et la prédominance des variants Omicron, nettement moins virulents (bien qu'encore capable de donner des formes sévères, notamment chez les publics fragiles), pour des personnes non-fragiles (à faible risque de formes graves), vaccinées de surcroit, l'exposition au risque de contamination (absence de masque, rassemblements ...) pose peu de problème (quelques jours de symptômes tout au plus) et participe finalement au renforcement de l'immunité vaccinale. La réserve à cette stratégie c'est de bien maintenir une mise à jour vaccinale ET des mesures barrières sur et autour des sujets à risque. Autrement dit, prendre le bus sans masque quand on est jeune, en pleine santé et vacciné, pas de souci. Mais quand on va voir mamie à l'EPHAD ou tonton qui est diabétique et obèse, on met un masque. On voit aujourd'hui les limites de la stratégie "zéro Covid" (celle que tu appliques Caolila). En Chine, à force de confinements durs et répétés, l'épidémie a été contenue, mais la population a finalement été peu exposée au virus, et peu vaccinée. Dès que les mesures barrières baisse, l'épidémie repart de plus belle avec pas mal de victime. On a du mal à voir comment ils peuvent s'en sortir sans recourir à la vaccination de masse. A moins de faire du confinement pendant des années ... A comparer avec notre situation actuelle où on laisse circuler le virus, ce qui nous permet de revivre à peu près "normalement", avec finalement assez peu de victime actuellement.
  8. P...tain ! Tu as photographié Nessie ! J'en étais sûr, le gouvernement nous ment, tous ces trous d'eau sont habités par des monstres préhistoriques !!
  9. Fausse bonne idée, je pense. Avec l'étanche, sentiment de sécurité (pas de contact), donc tendance à s'immerger dans des eaux encore plus fraîches. Et à la moindre intrusion d'eau froide, ce sera la réaction violente, avec risque vital.
  10. Mmouais ... attention quand même, cette comparaison entre un pays étranger et un département français d'outre mer peut s'avérer hasardeuse ... Si les acteurs du tourisme au Yucatan sont massivement étrangers (a priori), les mêmes acteurs du tourisme en Guadeloupe (pour ce que je connais) sont massivement ... français ! Et résidents en Guadeloupe. Alors certes, les gérants et moniteurs de plongée sont très majoritairement métropolitains d'origine. Mais faut-il être natif de la Provence pour vivre et travailler en Provence ? (remplacer "Provence" par n'importe quelle région ou territoire, ça marche aussi). Et puis, l'hébergement, la restauration, le transport local, sont très majoritairement tenus par des locaux d'origine. Les revenus touristiques sont donc bien intégrés localement. Et pour revenir au sujet, il y a effectivement une difficulté locale à concilier protection et développement dans l'enceinte du parc. Il semble assez clair que le parc national de Guadeloupe souffre d'un certain déficit sur la préservation du milieu depuis de nombreuses années (et objectivement, c'est un problème général pour tous les parcs nationaux de France). Si la nouvelle direction du Parc semble vouloir redresser la barre, la méthode choisie (non concertée, en force, avec un texte de qualité déplorable, rédigé par des amateurs ...) est à l'évidence très mauvaise, voir contre-productive. Mais ceci ne doit pas dédouaner les plongeurs : la pression que nous exerçons sur le milieu est réelle. Elle peut être acceptable quand le volume de plongées réalisées est limité sur un site donné. Mais quand on voit les îlets Pigeon (coeur de parc national), face à la plage de Malendure (commune de Bouillante), où 4 ou 5 sites de plongée font l'objet d'un déversement quotidien constant de centaines de plongeurs, il y a quand même matière à se poser quelques questions. Contrairement à ce que vendent les structures commerciales qui profitent de cette manne, les sites ne sont pas intacts. Les coraux cassés sont nombreux, la faune est dérangée en permanence, les tortues se font rares ... La parenthèse Covid a démontré que la baisse de fréquentation permettait un certain degré de restauration du milieu. Des mesures comme interdire les plongées de formation des débutants sur le coeur de parc, conditionner l'accès au coeur de parc à la signature d'une charte individuelle simple, imposer aux opérateurs un petit briefing lors de toute incursion en coeur de parc, créer un système de réserve intégrale tournante (un secteur fermé à toute activité aquatique pendant un an, puis un autre etc.) seraient, à mon avis, pertinentes. Encore faudrait-il les amener en douceur, après concertation ...
  11. Non, c'est beaucoup, plus basique que ça. Le risque d'ADD, bof, pas vraiment le problème, dans ton cas. Le risque, comme te le disais @poune plus haut, c'est que tu fasses une réaction urticarienne sévère, soit avec état de choc (baisse de tension, perte de connaissance, arrêt cardioventilatoire possible), soit avec un gonflement au niveau des muqueuses respiratoires (asphyxie). Cette dernière situation devient plausible en plongée, dans la mesure où tu respires un air détendu, donc frais ... Ces types de réactions sont déjà grave au sec, tu imagines bien que sa survenue sous l'eau ne facilites pas la prise en charge médicale ! Bref, ce que tu risques, c'est juste de mourir d'une crise grave. Sans rapport aucun avec un ADD. En fait avec une urticaire au froid, en étant plongeur, tu te retrouves un peu comme un allergique au piqures d'abeilles à qui on demande d'aller ouvrir une ruche.
  12. Oui, d'accord, quand on va en Zélande, faire gaffe aux étriers percés dans certaines stations de gonflage. Ca c'est le message pour le salle "Mer du Nord" et Belgique. Mais je voulais dire que, plus généralement, il est bon de rappeler que percer un étrier n'est pas souhaitable, ce message pouvant concerner tout le monde ou presque.
  13. C'est sûr, percer un étrier, c'est pas la meilleure idée de l'année. Une pratique à bannir, sans aucun doute. Merci de le rappeler à tous. PS : en fait ton sujet n'a rien à voir avec la Zélande, non ? ça s'adresse parfaitement à tous et trouverait très bien sa place en salle "principal" ou "coin du matos".
  14. Bonjour, Urticaire aquagénique (ou urticaire à l'eau) ? C'est très rare, mais ça existe. La description que tu fais est assez évocatrice. A voir en effet avec un (si ce n'est plusieurs) médecin. Non. Aucun rapport avec la désaturation. Si c'était le cas, ça n'apparaitrait pas à l'occasion d'une simple baignade ou sous la douche.
  15. Probablement des 2 que tu as postées juste au dessus dans ce fil, non ?
  16. En fait, tout est dit ou presque dans le message officiel qui a été adressé aux clubs : Pas vraiment de quoi hurler au scandale.
  17. Obligatoire, non, en effet. Par contre, officiel, un peu quand même (en France et en structure). Code du Sport, article A.322-77 :
  18. Peut être au salon de la plongée ? J'ai souvenir il y a 3 ou 4 ans d'un exposant avec son caisson gonflable.
  19. On en revient toujours à cette comparaison Mer Rouge / Caraïbes. Voici ce que j'en disais en 2014. Ca reste globalement vrai aujourd'hui. Moins de clubs ? Non, pas vraiment. 35 centres professionnels fin que pour la Guadeloupe, il y a du choix !
  20. Ah tiens ?! Voilà qui est inattendu !
  21. Retour à la question initiale : Absolument, oui. Pas toujours simple ni très visible, mais ça existe. Quand j'étais en métropole, à Besançon, nous avions un créneau piscine partagé avec un autre club de la ville. Et la section apnée du club travaillait de manière mutualisée avec celle de l'autre club. On assurait aussi parfois le gonflage pour un autre club. Nous avions également signé à plusieurs reprises des conventions avec un club en bord de mer pour assurer l'organisation d'un ministage et examen N4 (nous apportions les candidats préparés en amont et 2 moniteurs, l'autre club fournissait local, bateau, logistique, complément de jury et déclaration CTR). Depuis que je suis en Guadeloupe, les exemples de coopération sont nombreux. Par exemple, mon club a une convention avec un centre professionnel qui fourni un accès à tarif préférentiel à nos membres. Nous venons aussi de signer une convention avec une association impliquée dans la préservation de l'environnement marin et les sciences participatives, afin d'aider au signalement des raies et requins, et prochainement des tortues. Autre exemple, l'an dernier, nous avons organisé une formation et examen N4 sur l'année, avec des élèves (et des moniteurs) issus de 3 clubs associatifs différents . Je me suis rendu déjà 2 fois sur une île voisine pour participer à la formation des Initiateurs (et prochainement des N4) d'un autre club asso. Il y a sans doute de nombreux autres exemples sur l'île. D'une manière générale, il faut quand même remarquer que de nombreuses coopérations interclubs sont tout simplement réalisées dans le cadre des fédérations, dont c'est finalement la vocation. Les formations, stages, examens, manifestations, journées etc organisées au niveau départemental, régional ou national sont multiples : stages enfant ou handi, N4, initiateur, MF1, TIV, stages de bio, de photo, championnats, rencontres, ramassages, journées découvertes etc. Autant de moments de mise en commun où les acteurs actifs des divers clubs se rencontrent. Comme @DocTroll, je pense que les possibilités de coopération n'ont rien à voir avec les facilités/difficultés d'accès à l'activité. Peut être même au contraire. Si tu n'es pas dans un cadre géographique facilitant, les conventions avec des partenaires plus éloignés peuvent être d'excellentes solutions pour développer l'activité.
  22. Non pas tout à fait. Classé 17ème plus gros aéroport mondial en 2018, non classé dans les 20 premiers en 2019, on ne compte pas 2020, et je n'arrive pas à définir son rang en 2021 (mais entre 10ème et 20ème a priori). https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_aéroports_les_plus_fréquentés_du_monde_par_nombre_de_passagers
  23. Je pense que ce que voulait te faire comprendre @berny, c'est qu'un MF1 n'est pas forcément FFESSM. Il peut être aussi FSGT.
  24. Peut être plus embêtant, la quinte de toux après la plongée, pendant la phase de bullage veineux. La toux, c'est un effort à glotte fermée. Un réflexe naturel qui consiste en une expiration volontaire (par effort musculaire pour contracter la cage thoracique) avec une fermeture transitoire (très brève) de la glotte, ce qui fait monter la pression dans la cage thoracique et permet ensuite une expiration plus forte, un flux sortant plus puissant, qui entraine avec lui des sécrétions et permet de les expulser. Et une montée en pression de la cage thoracique, c'est aussi un effet sur la circulation droite et notamment le coeur droit, qui monte en pression également. Avec un risque potentiel d'inversion du flux sanguin d'un shunt D-G (vous savez le fameux FOP qui existe chez 30% de la population). Vous connaissez tous l'effet d'une bonne quinte de toux, qui vous fait devenir tout rouge. C'est justement l'effet de montée en pression de la circulation droite. Le genre de truc qu'on aime bien éviter quand les bulles circulent généreusement dans la circulation droite dans l'heure qui suit la plongée ...
  25. Je concède que parfois, on a l'impression que c'est un produit qui devient rare ... Je te confirme qu'en qualité de E2, si ton plongeur en formation n'était pas validé N2 ou PE40, le DP n'aurait pas du te demander de le descendre à 30 m, a fortiori pendant la même plongée que tes exercices à 20 m. Je serais curieux de voir comment a été rédigée la fiche de sécurité ... Tout à fait. C'était légalement parfaitement faisable et sans doute plus pertinent que ce qui a été fait. @caolila soulignait le terme "intelligence" juste avant ... le DP semble en avoir manqué sur ce coup là.
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Bonjour,

 

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