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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

Scubaphil

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Everything posted by Scubaphil

  1. Merci @caolila, je venais justement sur le sujet pour poster le même lien. C'est un article posé, mesuré, de très bonne facture avec une analyse froide et lucide de la situation, sans emballement. Il faut le lire en intégralité et le prendre dans son ensemble, sans s'arrêter sur une demi-phrase à ériger en dogme anti-truc ou pro-machin.
  2. Disons qu'il s'agit surtout d'une découverte médiatique ! Même si je suis très loin de votre superbe secteur du pacifique sud, j'avoue que ce sujet a fait "tilt" ! Nous avons aussi en Guadeloupe (mer des caraïbes, écosystème tropical différent de l'indo-pacifique) un site de plongée assez peu connu, nommé "les roses de corail". C'est un récif entre 35 et 50 mètres, colonisé par des coraux de même type, probablement Agaricia undata (les photos du site de l'OFB ne sont pas très représentatives de ce qu'on peut voir sur le site de plongée). Le spot doit faire quelques dizaines de mètres de diamètre, rien à voir avec l'ensemble massif signalé en Polynésie, mais l'analogie est intéressante. Et quand on lit sur les espèces de coraux comme l'Agarice à spires (sans doute une espèce cousine dans le Pacifique), on voit bien que la zone des 50 mètres semble être son lieu de prédilection. Donc, en effet, on est quand même loin de la "découverte" sur le plan scientifique. C'est plus l'envergure du site et sa qualité de conservation qui sont le sujet de la considération, je pense.
  3. La réponse dépendra de la virulence du variant en question. S'il est encore moins virulent qu'Omicron, ce sera une bonne nouvelle et une étape de plus vers un virus du "paysage" habituel des rhino-pharyngites et bronchites en tout genre, hivernales, de l'enfant et autres. On pourra dire alors, "non, ce n'est pas grave". Si au contraire, le nouveau variant est plus virulent et continue à dégommer les sujets fragiles, la réponse sera "oui, c'est toujours grave".
  4. Ne fait pas d'ironie. Il s'agit en effet d'un vaccin différent des précédents. C'est un vaccin protéique, c'est à dire comme de nombreux déjà utilisés antérieurement (grippe par exemple), "à l'ancienne", si tu préfères. Raison d'ailleurs pour la quelle il arrive plus tard. Parmi les réfractaires au vaccins actuels, l'argument des nouvelles technologies (ARNm notamment, l'autre, dite à vecteur viral, étant a priori trop complexe pour qu'il la retienne) est souvent utilisé. L'arrivé d'un vaccin "traditionnel" pourrait peut être permettre à certains d'entre eux de se vacciner (et ainsi se protéger des formes graves). Parce que la seule chose que tu attends d'un communiqué du Ministre de la santé, c'est de savoir s'il est toujours positif ? Peut être ne dit-il rien parce qu'il n'y a pas grand chose à dire à ce stade. Et ça rejoint ceci : La vague Omicron est en cours. Certes, elle remplit moins les services hospitaliers que Delta, mais elle les remplis quand même pas mal. Elle va finir par s'estomper, c'est à peu près certain. Mais après ? Bien malin celui-qui connaît la suite. Ministre ou pas, médecin ou pas, scientifique expert ou pas. Rémission de l'épidémie ? Nouvelles vagues successives de moins en moins virulentes ? Nouveau mutant plus virulent ? Tous les scénarios sont possibles. Et dans l'attente, on fait quoi ? Manifestement, pour le moment, la stratégie est d'une part de renforcer la vaccination (notamment chez les fragiles non encore vaccinés) en passant au pass-vaccinal, et d'autre part de préparer un retour vers plus de normalité, avec pourquoi pas, moins de tests. Est-ce si déconnant ?
  5. argumentation simple et tout à fait intéressante pour éviter l'embarras. Dire que le vaccin est aujourd'hui moins probant ne remet pas en cause la stratégie antérieure du pass sanitaire. Ceci a permis une vaccination de masse, protégeant ainsi plus de citoyens qu'une simple politique incitative. Tu pourrais traduire cette phrase mathématiquement énigmatique ?
  6. Toujours en mode binaire forcé, à ce que je vois. Le monde en noir et blanc, point à la ligne. Toute nuance de gris est immédiatement balayée par tes soins. Pourtant, selon tes propres propos ci-dessus, si le vaccin empêche encore moins la transmission aujourd'hui, c'est bien qu'il l'empêchait un peu quand même hier ? non ? Ou alors, tu vas nous démontrer que 0 - x = 0, avec x > 0 ... Pour mémoire, la vaccination a démontré réduire les portages du virus SARS-CoV-2 d'un facteur 5 environ (synonyme, réduction de 80% du nombre de personnes porteuses). C'était avant Omicron. Avec le variant Omicron, nous n'avons pas encore de données précises en la matière, mais les rares études sur le sujet (pour le moment) laisse présumer une réduction de portage autour d'un facteur 2 (réduction de 50% du nombre de personnes porteuses). Donc si, un non-vax augmentait le risque de transmettre à ses proches. Sans doute moins vrai aujourd'hui avec Omicron. Comme quoi on parle vraiment de parfaits crétins : non-vaccinés au moment où le vaccin était bien adapté, ayant payé pour prendre un risque, et maintenant que le vaccin est moins probant, ils veulent se faire vacciner ...
  7. Disons alors qu'il y a quand même un problème : notre beau jeune DE JEPS ne semble pas choqué du questionnaire inadapté qu'il corrige, il applique une correction très impartiale et en plus il se trompe sur le fond ... Si son but est de dégouter les novices de l'activité, il s'y prend plutôt bien.
  8. Malheureusement, oui. Habituellement plutôt le fait de moniteurs à l'ancienne qui tournent en circuit fermé dans leurs clubs. Ce qui est très inquiétant ici, c'est que là, ça vienne d'un professionnel fraîchement diplômé ...
  9. J'enfonce le clou : comme les collègues ci-dessus, je constate aussi depuis de nombreuses années déjà que la demande de plongée "pépère", derrière un Guide, à gérer le minimum, est monnaie courante. Et ça correspond pleinement à l'évolution de la société où les individus veulent de plus en plus du "fun", mais sans contraintes. Les qualifications PE permettent de répondre à cette demande et n'ont d'ailleurs pas été créées par hasard ... Et si on prend le temps d'y réfléchir, des pratiquants comme ça, nous en connaissons tous.
  10. Wah ! Le Kemaloglu !! Dans le rayon souvenirs (le titre de la discussion, quand même), en voilà un beau ! Ma première croisière plongée, en 2000.
  11. Oui, tout à fait. Venons-en maintenant à ce qu'est un "médecin en santé publique", puisque c'est ainsi que nous est présentée le Dr Desbiolles. C'est un médecin spécialiste, titulaire d'un diplôme d'études spécialisées en "santé publique". Une spécialité orientée vers l'échelle collective, où les statistiques, l'épidémiologie, l'analyse, l'organisation et la gestion des systèmes de santé sont des axes fondamentaux. Ce ne sont donc pas des "soignants" à proprement parler. Si vous préférez, le médecin en santé publique n'a pas pour vocation première de voir des patients. Ce qui m'amène à ceci : L'article étant réservé aux abonnés, je n'ai pu lire que le début de l'entretien. Néanmoins, la 1ère réponse du Dr Desbiolles commence par : "En tant que médecin, j'applique le serment d'Hippocrate et le code de déontologie médicale". Une évidence placée en préambule de son propos. Mais venant d'un médecin en santé publique, une évidence qui prête un peu à sourire. Pour les non-initiés, j'expliquerais simplement que dans la pratique médicale, la majorité des difficultés et des écueils de la déontologie au quotidien, réside autour du quatuor médecin-malade-proches-revenus. Mettre en avant son application minutieuse du code de déontologie, quand on ne voit pas de patients, oui, je maintiens, ça prête à sourire. Dans la même veine, l'interview sur le plateau de Europe 1 : L'entretien s'arrête un long moment sur les conflits d'intérêts et l'invitée nous affirme ne pas en avoir. Fort bien. Sauf que dans sa pensée et celle de la journaliste, le lien d'intérêt et le conflit d'intérêt semblent se résumer aux relations avec la grande méchante industrie pharmaceutique qui veut du mal au gentil peuple. On comprend donc que ce médecin n'a pas de relation commerciale avec l'industrie. Peut-on pour autant affirmer qu'elle n'a pas de conflit d'intérêt, alors que l'on ne sait rien de son statut professionnel ? Médecin en santé publique, ce n'est qu'une spécialité, une compétence, un brevet. Mais quel est son emploi ? Travaille-t-elle pour une administration publique ? un institut de recherche ? une entreprise privée ? une ONG ? ... En cherchant un peu (vraiment pas beaucoup), on la découvre aussi membre d'un parti politique, autrice d'un livre, influenceuse ... autant de statuts qui peuvent être source de conflits d'intérêts potentiels. D'ailleurs, la séquence sur Europe 1 est de portée assez générale et n'apporte aucune plus-value scientifique ou technique sur la pandémie ou sa gestion. A bien y regarder, les messages qu'elle essayent plus ou moins subtilement de faire passer (et sur lesquels je ne porte aucun jugement) sont plutôt d'ordre politique et écologique. Pas inintéressant en soi. Mais par rapport à la notion de conflit d'intérêt ? ...
  12. Bien vu, la vidéo est assez intéressante : le projet n'a pas l'air si insensé que ça, au contraire.
  13. Une petite mise à jour s'imposerait :
  14. Tiens, j'avais loupé ce sujet ! Un article un peu plus complet, avec différents points de vue et une image de ce que pourrait être cet atoll artificiel : https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/savoie-le-projet-de-vague-artificielle-sur-le-lac-du-bourget-a-aix-les-bains-tres-commente-1634586191 Avant d'avoir un avis catégorique, j'aimerais bien en savoir plus sur la structure de cet "atoll", comme une vue en coupe, par exemple. Histoire d'avoir une idée un peu plus précise de son impact sur le milieu.
  15. Pour l'hôpital, il se trouve justement que les médecins n'ont plus aucun rôle décisionnel dans la gouvernance depuis 2009 (loi HPST de Me Bachelot). Je n'ai pas l'impression que la situation ait évolué si favorablement que ça depuis (Covid mis à part) ...
  16. Bienvenue au club, si je puis dire ! Nous sommes un certains nombres sur ce fil a avoir fait ce type de constat navrant ... Tu as butté sur les mêmes "obstacles" que bien d'autres, dont je suis. Défaut d'écoute et d'analyse. Interlocuteurs ayant posés les conclusions avant la discussion. Frénésie de réponses dans tous les sens pour toujours avoir le dernier mot. Jugements à l'emporte pièce. Arguments d'autorités ... Un florilège des pires méthodes de la rhétorique. Et encore, tu n'as été qualifié que de "fonctionnaire inutile". On t'a épargné les clichés sociétaux surannés comme la Porsche, le Golf à 15h, l'invitation à l'autre bout du monde dans un endroit luxueux ... On en revient une nouvelle fois à cette conclusion : don't feed the troll !
  17. Puisqu'on parle de ce livre, je n'ai lu que les extraits disponibles sur les sites de vente, mais en page 15, il est question de l'OPI. A l'évidence, le mécanisme de l'accident n'a pas été bien cerné par l'auteur, qui parle de : NON, l'OPI n'est pas lié à la baisse de pression à la remontée. Et si les difficultés respiratoires s'amplifient en se rapprochant de la surface, ce n'est pas à cause de la baisse de pression, mais parce que le temps passe ! Le phénomène est enclenché et s'accentue à chaque seconde, tant que la victime est dans l'eau. C'est la sortie de l'eau qui va casser la mécanique de l'accident et permettre un retour progressif à la normale. J'ai envoyé un message à l'auteur pour signaler cette petite imperfection quand il a présenté son bouquin sur le site, mais je n'ai jamais eu de retour.
  18. Bonjour, @PlongeurSDF tu soulèves là une question qui n'a pas de réponse très claire. En fait, l'hyperoxie (pas le nitrox en tant que tel) a été suspectée d'avoir un rôle potentiel dans la survenue d'OPI, il y a une dizaine d'année, suite à des travaux scientifiques qui ont démontré que l'hyperoxie induisait une vasoconstriction périphérique et des mécanismes d'adaptation cardiovasculaire persistants après l'exposition hyperoxique (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21069379/). D'autres travaux ont plutôt montré un effet neutre de l'hyperoxie sur la pression de la circulation pulmonaire (qui a un rôle important dans la genèse de l'OPI) (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21148341/) et plaident plutôt pour l'absence d'impact de l'hyperoxie. Enfin, l'étude la plus sérieuse sur les facteurs de risque d'OPI (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31683358/), conduite par Dr Anne Henckes, actuelle Présidente de la commission médicale nationale de la FFESSM, retient les plongées à plus de 20 m comme étant un facteur de risque (avec toutefois un risque relatif assez faible [2]). L'hyperoxie pourrait être une explication à ce risque augmenté par la profondeur, parmi d'autres possibles. Il faut bien comprendre que dans les 2 premières études rapportées, de nature expérimentales, quand on parle d'hyperoxie, on parle du fait de respirer de l'O2 à plus de 0,21 bar de PPO2, par définition. Rien à voir avec les accidents désignés par le même terme. Et pour être en situation d'hyperoxie, il n'est pas nécessaire de plonger au nitrox. Plonger à l'air a n'importe quelle profondeur entraine une situation d'hyperoxie (PPO2 > 0,21). Il n'y a pas eu d'études plus avancées sur le sujet, mais concrètement, le milieu médical spécialisé ne considère pas la piste hyperoxique comme une voie d'intérêt majeur dans le mécanisme des OPI. J'ajouterais que les risques liés à la désaturation restent quand même les plus fréquents (même si l'OPI n'est pas si rare que ça). A mon sens, chez des plongeurs ne cumulant pas les facteurs de risque d'OPI, l'utilisation du Nitrox peut être recommandée sans difficulté. Attention quand même avec ce genre de rapprochement. Oui, on utilise l'O2 dans la prise en charge des OPI. Mais l'O2 ne traite pas la cause, il traite les conséquences : l'asphyxie induite par l'oedème pulmonaire. Le problème de fond, l'oedème pulmonaire, lui, est traité par le fait que la victime a été sortie de l'eau (donc plus en immersion), déséquipée (combi retirée) et éventuellement par des médicaments (diurétiques). Il n'y a donc pas d'opposition formelle à ce que l'O2 soit à la fois un facteur favorisant (hypothétique) et un traitement du même mal.
  19. Il était inutile de le préciser, tous les lecteurs de ce fil savent très bien que vous êtes 2 (en fait ponctuellement plutôt 3 ou 4), a vouloir avoir raison systématiquement, dans tous vos posts.
  20. ça reste quand même l'idée principale à retenir ! Quand la maladie est déclarée (symptomatique), les carottes sont cuites !!
  21. Oui, c'est vrai, mais pour chipoter aussi, comme l'a dit @nico501, le vaccin antirabique n'est que "curatif" d'une infection en cours d'incubation, mais pas encore déclarée (ou symptomatique). Autrement dit, il intervient quand même avant la phase d'état de la maladie. Il reste donc difficile de lui donner le statut complet de "traitement". A moins bien sûr, comme certains, d'être expert de la voltige sémantique, autrement désignée "pirouette", et d'introduire au moment opportun la combinaison gagnante : "traitement préventif" ! On retombe sur ses pattes dans tous les cas, et on a raison tout le temps, quel que soit le propos antérieur. De la bombe !! Quant à cette affirmation, elle me paraît bien hasardeuse ... Mais sans doute vas tu nous dire que le protocole de Milwaukee est efficace, avec peut être une quinzaine de personnes sauvées dans le monde d'une rage déclarée ? Alors que dans le même temps tu nous rabâche ad nauseam que le vaccin anti-Covid ne peut pas être jugé efficace parce qu'il ne l'est qu'à 50 ou 60% (mettre les chiffres que vous voulez, ça ne change rien au sens du texte) ...
  22. Bonjour @Dyn et bienvenue sur le forum, même si ton arrivée est un peu abrupte ... Je partage un certain nombre de point de ton analyse, mais je souhaiterais tout de même corriger une erreur, dont on pourrait presque suspecter qu'elle soit délibérée, tant elle est répétée : l'orthographe du nom de notre candidat perdant, c'est DINDINAUD. Même quand tu n'est pas d'accord avec lui, son nom mérite d'être respecté (et pas escamoté, comme pour le ridiculiser).
  23. Je vous ai décrit à plusieurs reprises les agissements inacceptables de cette caste mafieuse révolutionnaire. Tout le monde s'en fichait, au 1er rang desquels, les élus locaux, qui comptaient les brosser dans le sens du poil pour les récupérer. Erreur monumentale ! Les élus régionaux viennent de découvrir ce que nous, hospitaliers, subissons depuis des mois ...
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