Aller au contenu
Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

Messages recommandés

Posté(e)

Bonjour,

 

Pour ceux qui ont vécu cette mauvaise expérience, pouvez-vous expliquer quels sont les premiers signes d'un essoufflement ?

 

Derrière cette question, je me demande en fait si on le sent venir, et si on peut le stopper avant que ça ne s'emballe. :trouille:

 

Au passage, avez-vous réussi à le faire passer en expirant profondément ? ou avec une autre méthode (si ça existe...) ?

 

Merci pour vos indications... ça servira peut-être un jour ;)

Posté(e)

La même chose qu'hors de l'eau, l'impression de ne plus pouvoir respirer.

Ça m'est arrivé une fois à 10m de profondeur, je me suis accroché à un rocher comme une moule et je me suis calmé, quelqu'un à mes côtés au cas où. Je ne sais pas si à 40 ou 50m j'aurais tenté la même chose, sûrement pas. C'est vrai que la seule envie que j'ai eu c'était de remonter respirer.

Tu sens venir l'essoufflement, donc à toi de réagir en conséquence et de prévenir par le signe approprié. Je ne suis pas sûr que remonter de quelques mètres, comme souvent enseigné, serve à grand chose; plutôt remonter et interrompre la plongée avant que cela ne dégénère.

Posté(e)
Je ne suis pas sûr que remonter de quelques mètres, comme souvent enseigné, serve à grand chose; plutôt remonter et interrompre la plongée avant que cela ne dégénère.

J'ai eu à traiter un gars en essoufflement et effectivement, à mon avis, l'interruption de plongée s'impose. Le tout est cependant de respecter la vitesse de remontée.

Posté(e)

:coupez: Le tout est cependant de respecter la vitesse de remontée :coupez:

 

Voire surtout de remonter très lentement car le risque est bien sûr de déclencher un ADD du fait de l' "inefficacité" de la respiration. A priori, une personne essouflée par consommer plus et dc saturer davantage de N2. Il lui faudra donc encore plus de temps pour désaturer, compte tenu d'une tension N2 'anormale' (que ne gèrent ni les tables MN90 ni les ordis sauf ceux à gestion d'air) aggravée d'une élimination plus lente dudit N2. Il est primordial, voire vital, d'extraire la victime de l'essoufflement de la zone où elle se trouve et de la remonter. Un essoufflement ne se passera pas de lui-même si rien n'est entrepris, pis il s'auto-alimente. Remonter le plongeur permet de diminuer illico la PP CO2 et ensuite le tx ce CO2 sanguin et parallèlement de diminuer la viscosité de l'air respiré (je parle pour l'espace lointain) et lui faciliter la circulation de l'air voies aériennes vers poumons et donc de limiter l'effort inspiratoire, lui-même générateur de CO2...

 

Pdt la remontée, bien vérifier l'expiration, il ne s'agit pas de créer une SP non plus, potentiellement faisable :bravo:

Ralonger les temps de paliers bien sûr, par ex en prenant sur les tables au minimum la durée de plongée immédiatement supérieure.

 

Nebs

Posté(e)
Ralonger les temps de paliers bien sûr, par ex en prenant sur les tables au minimum la durée de plongée immédiatement supérieure.

 

Pas d'accord sur cela. Le risque d'ADD est très faible si tu respecte la vitesse et les paliers. En contrepartie, même si la situation est plus ou moins normalisée, la situation de stress de l'essouflé impose AMHA de ne pas retarder la sortie. Tu risques qu'il fasse une panique.

 

Pour le reste, je suis totalement de ton avis.

Posté(e)
Je ne suis pas sûr que remonter de quelques mètres, comme souvent enseigné, serve à grand chose; plutôt remonter et interrompre la plongée avant que cela ne dégénère

Heureusement on arrête pas la plongée à chaque début d'essouflement ;)

 

 

A priori, une personne essouflée par consommer plus et dc saturer davantage de N2

Super, comme je ne consomme pas beaucoup je sature moins alors

:bravo::bravo::rolleyes:

Posté(e)
Heureusement on arrête pas la plongée à chaque début d'essouflement

 

Oui mais quand l'essouflement est vraiment déclaré...je peux te dire que ça peut être très spectaculaire.

 

Dans ce cas, effectivement, la réaction n'est pas "Je te fais signe de t'arrêter puis ceci puis cela ..." (comme dans le manuel) mais plutôt "je cramponne mon bonhomme, on remonte calmement et on retourne au bateau".

Posté(e)

j'ai testé pour vous essoufflement à 50m :confus::eek:

 

C'est par un beau jour d'août, grand soleil et grand courant pour une plongée sur le Donator!

 

descente au mouillage : 90m de bout descente à bout de bras en drapeau: je descente tranquille en soufflant car un certain effort pour descendre,

arrivés en bas: le bateau est à 20m de l'ancre : je donne 2 coups de palmes et je sens que je ne pourrai pas:

et c'est parti: l'essoufflement comme dans les bouquins: envie irresistible de respirer qui s'emballe:

je m'accroche au bout en espérant que mon cher et tendre mari se retourne! :help:

je me souviens des cours N3 qui disent qu'il faut souffler (tout le CO2 meme celui qui est caché tout en bas des poumons!) je souffle, souffle, souffle......

Pour m'aider je me concentre sur les magnifiques oursins à ma gauche (je les revois bien que cela fasse 10 ans) et je souffle toujours.

Mes jambes se tendent car tout mon corps veut remonter vers la surface.

Mais mon cerveau sait que si je lache ce bout je partirai comme une fusée et que je serai morte en surface (ADD peut probable je viens de descendre, mais Surpression pulmonaire:à coup sûr)

Mais à un moment donné il faut bien inspirer un peu/ je decide de prendre juste une petite goulée: mais alors mes jambes se tendent, ma bouche mes yeux, mon nez mes oreilles, tout s'ouvre pour inspirer!!!!!

Et dur de s'obliger à souffler!

Mais ouf, mon mari se retourne, et un petit signe d'essoufflement et il me remonte le long du bout, je ne bouge plus, pas un mouvement, je ne vois que ses magnifiques yeux bleus qui me sourient et à 30m ça va mieux mais on arrête la plongée

 

Moralité, suivez les consignes en cas d'essoufflement, mais surtout vérifiez bien votre bouteille : il n'y avait qu'un quart de tour. Je l'avais ouverte et qql un d'autre l'a aussi ouverte et en surface sur le mano, avec 1 quart de tour j'avais 200 bars.

 

Pour info tout votre corps veut remonter et inspirer, c'est votre mental qui vous sauve et votre binôme!!

Mais on se voit crever : noyade, add, SP au choix.

Ca fait 10 ans et maintenant dès que mon rythme respiratoire s'accelère: :trouille:

je souffle et toujours avec la crainte de revivre cela et cette fois ne pas réussir à maîtriser la situation!!!!!!!!!

 

Pour finir, faites en sorte de ne pas en avoir un

bonnes bulles :diver:

Posté(e)
j'ai testé pour vous essoufflement à 50m :confus::eek:

[...]

 

Gloups ! :confus:

Merci pour ton témoignage, et bravo pour le sang-froid dont tu as fais preuve. Heureusement que le bout était à côté de toi...

 

D'autres exemples dans l'assistance ?

Invité invite3163
Posté(e)
Gloups ! :confus:

Merci pour ton témoignage, et bravo pour le sang-froid dont tu as fais preuve. Heureusement que le bout était à côté de toi...

 

D'autres exemples dans l'assistance ?

 

Je pense que d'autres exemples seraient superflus. Elle nous a tout dit et c'est une expérience qui doit être trés dure.

Merci Kti224, pour ce partage

Amicalement GG

Posté(e)

Salut,

 

sur un VRAI essoufflement, il est certain qu'il faut arrêter la plonger.

 

J'ai connu cela lors d'exercice de sauvetage.

Je suis sorti de l'eau complètement asphixié, j'ai en fin d'exercice jeté mon détendeur, enlevé le masque, ouvert lac combinaison...

Bref, un gros besoin d'air.

 

Concernant la conduite à tenir tout a été dit.

Posté(e)

Un exercice militaire consiste à palmer assez fort et longtemps sur un fond de 40 à 50 m pour déclencher un essoufflement, qu'ensuite il reste à gérer (l'exercice ne se pratique pas seul). Le but est de se rendre compte de ce qu'est un essoufflement.

Dire que c'est désagréable est un euphémisme...

Pour le reste, un essoufflement se récupère un peu, beaucoup ou pas du tout selon la profondeur et la vitesse de réaction.

A faible profondeur, disons 20 m, et pour peu que le phénomène ne soit pas trop engagé (et la bouteille ouverte ;) ) ça peut se récupérer en cessant tout effort en maîtrisant sa respiration et en soufflant profondément. Quitte à remonter un chouia.

A 40/50 m il faut réagir vite. Si contrôler sa respiration demande un effort important c'est déjà raté. Et dans tous les cas le plus sage est de remonter de manière marquée (au moins 10 mètres).

Beaucoup plus profond... ça se fait, je ne l'ai pas fait mais vu faire à deux reprises, il faut vraiment une réaction instantanée, dès le plus petit signe d'accélération de la respiration. En fait presque avant l'essoufflement... En plus pas de bol, si à 20 mètres il faut un effort soutenu pour déclencher un essoufflement à 100 m un rien suffit. Le seul avantage en profondeur c'est qu'on a tendance à beaucoup s'écouter, et donc à s'entendre assez facilement ;-). Et aussi que les mélange à l'He glissent mieux que l'air. Ca suppose bien sûr un milieu ouvert, parce qu'un essoufflement au fin fond d'une épave ou d'une grotte... C'est LE truc à éviter (merci les scoot :D ).

Amitié.

Jacques

Posté(e)
Un exercice militaire consiste à palmer assez fort et longtemps sur un fond de 40 à 50 m pour déclencher un essoufflement' date=' qu'ensuite il reste à gérer (l'exercice ne se pratique pas seul). Le but est de se rendre compte de ce qu'est un essoufflement....[/quote']

De plus à l'air ça va s'accompagner de narcose ... :eek:

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
  • Dernières Discussions

  • Discussions similaires

    • 24
      Salut,   On m'a raconté une histoire qui m'a vraiment surpris. Comme on n'est jamais sur de rien, je préfère me renseigner.   Des symptômes d'ADD (mal de dos) pourraient apparaitre à J+48h. Je pensai que si tout va bien pendant 48h, ben... tout va bien... Y'a plus d'azote. Des bulles d'azote pourraient se "calcifier". Là, j'avoue que je suis perplexe...   Pour la calcification, je n'ai trouvé aucune information. Pour add tardif, j'ai juste trouvé "
    • 37
      Bonjour,   Je suis débutant et je me prépare pour mon brevet de plongée N1. Hier, j'ai eu un accident qui semble sans conséquence et je cherche à comprendre ce qui s'est passé.   Pour vous donner un contexte, j'ai eu l'occasion en début d'année scolaire de réaliser des plongées en piscine qui se sont bien déroulées. Dimanche, j'ai fait ma première sortie en extérieur : deux plongées qui se sont bien passées à la Gravière du Fort près de Strasbourg. Le temps était bon et la visibili
    • 41
      Bonjour à Tous Je voudrais vous conter une petite mésaventure et avoir votre avis sur une remarque faite ensuite par le Directeur de Plongée. Il y a quelques jours, au cours d’une profonde j’ai fait un début d’essoufflement principalement du à un fort courant. Il n’y  a pas eu de bobo mais j’ai fini penaud la plongée accroché à un octopus. Quand nous avons débriefé cet incident le directeur de plongée a fait remarquer entre autres qu’un essoufflement pouvait majorer la saturation
    • 56
      Explo sur 1 épave à 30m avec 1AOW (prérogative 30m) 13 plongées et 1N2 expérimenté, environ 100 plongées, dont 35 cette dernière année. Un courant important en surface mais qui normalement chute à la descente. Descente sur une bouée frappée à l’avant de l’épave. Épave que je connais bien. À la descente, je suis en premier suivi de l’AOW et le N2 en 3ème. Aucun souci pour l’AOW, en revanche le N2 bloc en cours de descente, plus de réponse au signe OK (3x), le courant n’a pas baissé. Je
    • 44
      Bonjour En tant que E1, je me pose des questions sur la façon de former à faire face à l'essoufflement pour des prépas N1. En partant de l'hypothèse qu'ils peuvent êtres amenés à y faire face et à assister un binôme avant que le GP puisse intervenir . Comment faites vous ? Gestion horizontal uniquement ? Lacher le binôme s'il part en vrille vers la surface ? Toujours dans le cas ou la situation évolue trop rapidement pour que le GP puisse prendre en charge. Merci Christian
×
×
  • Créer...

Bonjour,

 

logo.png.c7536bd9e68359a8804d246d311256bd.png

 

L'ensemble des services de Plongeur.com sont gratuits et c'est grâce à la publicité que vous pouvez en profiter. Or il semble que vous utilisiez un bloqueur de publicité.

Si vous aimez le site et que vous voulez pouvoir en profiter longtemps, merci de désactiver votre bloqueur de publicités lorsque vous naviguer sur Plongeur.com.