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LES NOUVELLES CALEDONIENNES – JEUDI 27/12/12

Christian et Sophie, deux plongeurs chevronnés, ont passé plus de six heures dans l’eau à la dérive avant d’être repêchés par les sauveteurs de la SNSM à près de 7 kilomètres de la passe de Dumbéa. Ils manquaient à l’appel à la fin de leur plongée.

«Le plus beau cadeau de Noël que l’on puisse faire à un sauveteur ! » Les anges gardiens de la mer, les membres de la SNSM, ont été plus que gâtés en cette fin d’année. Leur cadeau ? Avoir retrouvé vivants et en bonne santé deux plongeurs disparus depuis plus de six heures, juste avant la tombée de la nuit.

Christian, retraité de l’armée de l’air, et Sophie, contrôleuse aérienne à l’aéroport de Tontouta, sont sains et saufs. Leurs proches peuvent être rassurés. Disparus à l’issue d’une plongée dérivante au mur des Loches (passe de Dumbéa), ces deux plongeurs chevronnés du Club sportif artistique de Nouvelle-Calédonie (Csanc) ont été découverts à 18 h 23 très précisément, à plus de 4 nautiques (7 km) de la passe extérieure de Dumbéa. « Nous n’avons pas eu peur des requins, affirmait Sophie avec un immense sourire bordé de larmes, à son arrivée sur la terre ferme. Hier soir, nous n’étions ni affamés ni assoiffés. »

Christian, après avoir maintes fois remercié l’ensemble des secours, ne pouvait s’empêcher de refaire l’histoire.

« Nous n’étions vraiment pas loin de tous ceux qui nous recherchaient. Nous avons essayé de faire des signes avec notre miroir, mais le soleil était du mauvais côté. » Avant de conclure, en rigolant : « J’adore la mer, mais je pense que je n’irai pas me baigner avant deux ou trois jours...»

Une seule question sur toutes les lèvres : à quoi peut-on penser dans ces moments-là ?

« Aux gens qu’on aime, à mes enfants, bien sûr, répond Sophie sans détour. « Je sais que j’avais pas fini de faire ce que je devais faire sur cette terre, alors j’ai tenu bon. Je commençais quand même à fatiguer à la fin. »

Hier, à la mi-journée, à la sortie de la passe de Dumbéa, le navire Dolphin duquel ils avaient sauté une heure plus tôt, n’a pu les localiser à la surface à l’heure convenue. Un phénomène fréquent lors de plongées dites dérivantes. Après les avoir cherchés jusqu’à 13 heures, « comme le veut le protocole », précise le directeur de plongée, les membres du club ont prévenu le poste de secours en mer (MRCC).

Bonheur. « Ce matin-là, la météo était calme, constate le directeur de plongée. Christian et Sophie sont des plongeurs autonomes en binôme de niveau 2. Ils ont des années d’expérience en plongée.

« Dans ce cas là, il faut rester en surface et ne jamais lutter contre le courant. »

Hier matin, le directeur de plongée du CSANC a lui aussi retrouvé à la surface quatre plongeurs qui n’appartenaient pas sa palanquée. « Avec le courant, on ne sait jamais où l’on va remonter exactement, c’est comme ça. Nous allons en tirer des enseignements. »

Dans le milieu des secours en mer, le directeur départemental, Patrick Gillet, n’était pas peu fier de ses hommes. « C’est un bonheur absolu, un travail d’équipe avec le MRCC », dit-il. Charles, membre de la SNSM, était à bord. « Je les ai repérés à 500 mètres, ça m’a donné une de ces pêches, c’est magnifique ! »

Un sacré soulagement

Hier à 18 h 23 très précisément, le directeur du MRCC, Marc Bonnafous, était au téléphone avec Patrick Gillet, délégué départemental de la SNSM. Alors qu’ils établissaient un plan d’attaque pour le lendemain, ils ont entendu, ensemble, le message suivant sur leur VHF : « On les a retrouvés ! » « À la tombée de la nuit, se souvient le patron du MRCC, j’ai dit aux sauveteurs de ne pas lâcher. Il y vait plus de 3 mètres de creux. Ils sont restés et ils les ont trouvés. C’était limite ».

De leur côté, les naufragés pensaient passer la nuit dehors. « On s’y était préparés mentalement, explique Sophie. Et puis on a vu les secours se rapprocher. Je remercie tout le monde, vraiment ! »

Une organisation bien rodée ; Depuis hier après-midi, le MRCC avait déployé un important dispositif de recherche sur zone. Des membres de la SNSM sillonnaient les lieux à bord de leur canot SNS 270 Croix du Sud, accompagnés du navire Homer, qui dessert le ponton de la passe de Dumbéa. La vedette de la brigade nautique côtière a transporté plusieurs plongeurs militaires spécialisés. Pendant ce temps, deux hélicoptères Ecureuil de la section aérienne de gendarmerie faisaient des allées et venues dans les airs. En fin d’après-midi, un hélicoptère Puma de l’armée de l’air devait prendre le relais.

Posté(e)

bon, on peut plaisanter, maintenant

 

un "Club Sportif Artistique" ?

une nouvelle discipline de la FFESSM ?

une nouvelle spécialité PADI ?

 

de la plongée bouteille synchronisée ?

Posté(e)

A Dubois P

 

Bon comme je veux rester encore un moment sur le territoire, moi je ne vais pas plaisanter avec ces chose là ! :hehe:

 

Mais bon...

 

C'est un club affilié à la Fédération des Clubs Sportifs et Artistiques de la Défense (donc l'armée).. alors se moquer c'est vraiment pas bien....:devil:

Posté(e)
C'est la rançon de la plongée dérivante, le hasard de la remise en surface.

 

 

ouais,

 

si tu veux, hein

 

mais ton hasard, alors :)

 

parce que des plongées dérivantes, il s'en fait tous les jours et elles ne se terminent pas toutes comme ça.

 

Parmi les criteres imposés par le centre que j'ai fréquenté à Mayotte, il y avait la durée (au bout de 55 minutes, il voulait voir le parachute et au bout d'une heure, tout le monde était à la surface).

la dérivante se pratiquait toujours interieur lagon, (meme en direction de l'exterieur, mais sans jamais en sortir ou alors en restant sur le platier)

 

parachute obligatoire

 

et parfois, quand il y avait du jus, il nous demandait de ne pas dépasser tel repère ou tel autre repère (pour ne pas nous faire embarquer)

et l’après midi, la plongée était finie à 16h00. cela pouvait laisser le temps de rechercher une palanquée, de faire venir du monde, d’être efficace avant que la nuit ne tombe et complique tout ça

 

apres, tu peux rajouter des fumigènes, un sifflet efficace, un phare, la radio Nautilus etc...

 

dans un endroit où la nuit tombe vers 17h30, où la prédation regne la nuit (les requins), il vaut mieux mettre toutes ses chances de son coté ;)

 

J'etais alors au Lambis, chez Michel (chez qui j'ai fait environ 300 plongées et où je n'ai jamais rencontré ce genre d'incident)

Posté(e)

C'est un club affilié à la Fédération des Clubs Sportifs et Artistiques de la Défense (donc l'armée).. alors se moquer c'est vraiment pas bien....:devil:

je ne me moque pas, je me renseigne ;)

Posté(e)

Effectivement, le hasard se maîtrise dans ce type de conditions, mais je ne voulais pas polémiquer sur un incident qui aurait pu connaître une autre issue. Comme toi, je pense qu'il doit y avoir un cahier de charges mis en place et je rejoints la discussion sur la prise de parachute le plus tôt possible et profond ...

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