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Ce qui serait intéressant pour les mickeys comme moi (on va monter un club avec la cacarte qui va bien), c'est que les habitués des profondes et autres plongées souterraines donnent leurs petits trucs pour mieux gérer un stress apparaissant en cours de plongée. Même si tout ne sera pas nécessairement transposable d'un individu l'autre, ça fait toujours des pistes à explorer.

 

tes symptômes ne sont pas rares. ils sont en fait souvent évoqués lors de certains débriefs.

 

A mon sens les vrais facteurs de stress sont là;

on ne pourra pas apprendre à gérer ce stress tant les facteurs sont nombreux; on pourra par contre apprendre à un plongeur à ne pas y aller s'il ne le sent pas;

Apprendre à dire non, malgré la pression amicale des autres.

 

un plongeur qui a vraiment envie et qui "le sent bien" saura gérer la plupart des situations anxiogènes que l'on peut vivre en plongée (courant, visi, houle, pénétration -et on rigole pas là- etc..)

 

le reste ...perte de masque, fin de bloc, givrage etc...ce sont des exercices de sécurité.

Considérés comme tels , ils doivent faire partie d'un apprentissage d'automatismes, qui mettront le plongeur "à l'abri" (peut-être) en cas de pépin.

 

Les tests surprise sont accidentogènes et de ce fait se font sous l'entière responsabilité de celui qui les organise.

nous ne sommes pas aux US, mais mise en danger de la vie d'autrui , ça existe...

AMHA

Posté(e)

@wreck : je ne suis pas un acharné, il m'est déjà arrivé de ne pas plonger parce que je me sentais trop fatigué par exemple. Et cette anxiété arrive sans raison objective. Je me souviens d'une plongée sur la pointe de Montrémian, avec une belle visi, pas de courant, une eau fraîche mais pas trop... Et pourtant je me suis retrouvé relativement stressé en cours de plongée sans savoir trop pourquoi.

 

@marc : partiellement oui. ce la s'atténue. Par contre, maintenant que j'y repense, cela m'est déjà arrivé dans la zone des 25m (en cas de deuxième plongée, on va rarement plus bas). Un peu faible pour une narcose, non ?

Posté(e)

@Patoux:

 

Si justement. L'intérêt de l'exo et de vérifier si le gars peut calmement mettre en oeuvre un acquis technique (re-mettre son masque et le vider, fermer/ouvrir sa bouteille/passer sur backup) en véritable réaction à une situation non-attendue.

 

Pour moi, un geste technique n'est véritablement aquis que lorsqu'il peut-être exécuté dans les conditions qui le rendent indispensable. Donc nécessairement avec l'effet de surprise.

 

Après, je suis tout à fait d'accord que celà nécessite un entrainement long et progressif, et un ratio d'encadrement quasi impossible à réaliser en structure commercial (minimum 1-1, mieux 2-1).

J'ai la chance d'être dans des structures associatives ou c'est possible. Du coup, on s'en prive pas.

 

Il y aura toujours des incidents inattendus et inimaginables (style le poulpe qui t'embrasse, quoique personellement, j'aurais adoré), mais les situations standards

(flexible qui pète, détendeur qui gèle, masque qui lâche) on devrait pouvoir s'y préparer en les simulant au possible.

 

Exemple tiré de jeudi passé, avec le club de Trèves:

Mario R. est un niveau 2 prépa niv 3. Surcharge pondérale importante, mais calme sous l'eau, autour de 350 plongées.

Alors qu'il fait le briefing avec l'autre mono, je lui rappele en passant
avec un clin d'oeuil appuyé,
qu'il faut toujours s'attendre à faire
face à l'imprévu, surtout en tant que guide de palanquée - qui doit "fonctionner", même sous conditions adverses.

Pendant que Mario fait donc ses exercices d'équilibrage avec les autres candidats Niv2 dans 7m d'eau (tous encadré par un autre mono, qui était de mèche), je me suis glissé derrière lui pour lui faire sauter la sangle de son masque.

Réaction parfaite, il rattrape on masque à la volée, le remet le vide, se retourne vers moi et rigole (moi j'applaudis la prestation).

A peine 2 minutes plus tard je lui ferme son détendeur principal, je passe devant lui et je lui fais la grimace, la main sur mon octopus.

Je vois ses yeux s'arrondir alors qu'il tête vainement sur son détendeur... puis rapidement, il saisit son backup et passe dessus.

Je lui fais un grand sourire. Il vérifie son manomêtre, puis dégrafe sa sangle abdominale, pousse son bloc vers le haut, chope le volant du robinet et l'ouvre de nouveau.

Re-applaudissement de ma part.

Voilà. Il est peut-être gros, trop gras pour faire des plongées engagées ou physiques, mais le mental au moins y est. J'aurai le sentiment d'avoir fait ce que j'ai pu en tant que formateur. Lorsqu'on célèbrera son brevet fin de l'année en cote varoise, on n'aura pas réussi à le rendre plus athlétique, mais probablement moins sujet au stress/panique dans certaines conditions.

Posté(e)
@wreck : je ne suis pas un acharné, il m'est déjà arrivé de ne pas plonger parce que je me sentais trop fatigué par exemple. Et cette anxiété arrive sans raison objective. Je me souviens d'une plongée sur la pointe de Montrémian, avec une belle visi, pas de courant, une eau fraîche mais pas trop... Et pourtant je me suis retrouvé relativement stressé en cours de plongée sans savoir trop pourquoi.

 

 

avec ta remarque la piste de Marc prend tout son intérêt...

Posté(e)

@hotz... pour moi c'est un rappel de quelques bons souvenirs ton anecdote, quoique j'ai eu aussi affaire à des formateurs beaucoup moins sympa dans leur démarche, du genre "on est des guerriers".

ceci étant pour moi ce sont là des exercices de sécurité qui permettent de faire face à l'imprévu et bien sûr lorsqu'on est formé à ça , on est plus à l'aise.

 

Mais le stress est un phénomène plus complexe . Le récit de El Phaco en est l'illustration.

on recherche des critères objectifs alors qu'ils sont justement subjectifs et propres à chacun.

 

alors quelle solution? .....plonger, plonger et encore plonger...apprivoiser et vivre avec?

Posté(e)

ouais mais il était à moitié prévenu et à 7m

Mario a assuré mais eut il senti le besoin de faire une RSE que c'est quand même moins casse-gueule à 7 qu'à 30 :)

Posté(e)
@hotz... ce sont là des exercices de sécurité qui permettent de faire face à l'imprévu et bien sûr lorsqu'on est formé à ça , on est plus à l'aise.

 

Mais le stress est un phénomène plus complexe . Le récit de El Phaco en est l'illustration.

..on recherche des critères objectifs alors qu'ils sont justement subjectifs et propres à chacun.

 

...quelle solution? .....plonger, plonger et encore plonger...apprivoiser et vivre avec?

 

Oui, c'est probablement la seule piste réellement valable.

L'automatisation des gestes techniques ne peut aider que du coté objectif, conscient, pour faire face à des situations et incidents standardisés. (quoique, si on pousse l'automatisation bien, celà devrait fonctionner même par 40M avec un début de narcose)

Pour le reste, le subjectif, celà ne passe que par la pratique et la sincère connaissance de soi-même, en toute humilité. Au fur et à mesure, on commence par expérience à déceler les signes qui annoncent un stress... et qu'on pourra idéalement éviter.

Comme dit le dicton:

"il n'y a pas de plongeurs courageux, il n'y a que des vieux plongeurs".

Posté(e)
J'ai pu déterminer quelques facteurs. Il est clair que les fois où je suis moins en forme (attention, je n'ai pas dit complètement fracassé non plus) sont plus anxiogènes : deuxième plongée de la journée, nuit fractionnée par mes chers enfants, etc. La profondeur aussi : les deux ou trois fois où je l'ai vraiment ressenti, c'était au-delà de 30m (oui, ça fait marrer certains comme profondeur :D). Pendant que j'y pense, il me revient un autre symptômes : la sensation du détendeur en bouche devient désagréable (rien à voir avec la difficulté à inspirer, j'ai un bon détendeur).

 

Cependant, je n'ai pas mis le doigt sur une raison précise et objective qui fait que le mécanisme va se mettre en place. Il m'est arrivé de plonger fatigué au-delà des 30m sans aucun souci.

 

Ce qui serait intéressant pour les mickeys comme moi (on va monter un club avec la cacarte qui va bien), c'est que les habitués des profondes et autres plongées souterraines donnent leurs petits trucs pour mieux gérer un stress apparaissant en cours de plongée. Même si tout ne sera pas nécessairement transposable d'un individu l'autre, ça fait toujours des pistes à explorer.

As-tu essayé de plonger en solo, sur de petites profondeurs, en tentant de ressentir pleinement, à chaque instant, le plaisir d’être sous l’eau ?

 

L’apparition du stress en plongée peut avoir plusieurs origines.

La prise en compte de l’accompagnement en est un.

Posté(e)

Non, je n'ai pas encore eu l'occasion de faire une plongée solo. J'ai vu un site sur MAP qui pourrait me permettre de tenter le coup, mais cela va prendre du temps avant que je ne me lance. Je pense que je commencerais d'abord par du hors structure avec d'autres plongeurs. Mais l'idée est là depuis un moment, dans un coin de ma tête.

 

Ceci-dit, et afin de relativiser ce que j'ai dit plus haut, ce stress demeure très occasionnel. La plupart du temps, pour reprendre ta formule, je ressens pleinement, à chaque instant, le plaisir d'être sous l'eau !

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