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Posté(e)

oui, faut pas critiquer...je dois pas mal de choses au CM...entre dépucelage et découverte de vraies passions (plongée, voile, ski...).

Même si les enseignements étaient qq fois limites, il y avait du matos, des monos biens et pas biens comme partout....côté "bronzés" en plus, en effet.

 

cette tendance existe encore dans quelques cerveaux mal adaptés, malgré un contrat dans lequel il est clairement noté que les "contacts" avec les client(e)s doivent rester dans certaines limites.

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Posté(e)

Le Club aux Maldives, ce n'est pas Cefalu. C'est assez genre voyage de noce et repos sur la plage, pas de courses de kayak, concours de bière, fontaine de sangria et agadou en tous genres. Faru ressemblait pas mal aux autres iles des Maldives, la bouffe et le côté "french touch" en plus.

 

 

Inapproprié ça pouvait être beaucoup de chose.

 

Une tape dans le dos à un client après une super plongée, si le client était japonais c’était inapproprié.

 

Ne pas être d’accord avec le chef du village était inapproprié.

 

S’occuper de madame quand monsieur était en plongée de nuit était inapproprié SI monsieur venait à le savoir.

 

Les lunettes de soleil pour parler aux clients

 

Refuser les avances d’une madame

 

Faire une noce entre moniteurs et finir dans la piscine en très petite tenue n’était également pas très bien vu.

 

Pour le reste, c’était assez libre.

 

En fait tant qu’il n’y avait pas de plainte, on faisait ce qu’on voulait.

 

Par contre les clients asiatiques aiment bien se plaindre… Et les Français également. :-)

Posté(e)
Refuser les avances d’une madame

 

S’occuper de madame quand monsieur était en plongée de nuit était inapproprié SI monsieur venait à le savoir.

T'as réussi à ne jamais refuser sans jamais te faire prendre ?? :tromaran:
Posté(e)

@phil...je sais que Faru n'était pas Cefalu, quoique j'ai connu bien pire:

Palinuro, Cadaques...santo Stephano...mais c'était hier et même avant hier...

Posté(e)

appartée : si on demandait au mod de scinder le sujet en "ancien combattants du club med" ou autre inspiration que vous avez pour continuer tranquille parce que là on spoile un peu !!

 

 

sinon sur Faru, y 'avait James un grand Libanais qui devait s'occuper de animation et snorkeling (avec des dessault vertes) qui jouait des rôles ambigus dans les spectacles mais qui l'était beaucoup moins lorsqu'il disparaissait en cata avec une dame ou une demoiselle :D

Posté(e)

Je confirme pour James... (et son grand ami Denis)

C'est marrant, j'avais la chambre adjacente (des chambres de 2). Et on partageait la même salle de bain.

James, qui entre temps est devenu chef de village :-)

 

Le stress.

Pour moi, c'est bien là que j'ai appris à gérer le mien, en tant que moniteur.

Le niveau pouvait être tellement bas que juste faire un test de natation demandait la plus haute attention.

Alors dans une passe avec du courant....

 

@PMK

Ben j'ai pas été viré :-)

Posté(e)
Moi, ca me fait penser à un "dilemme" auquel je fais face en formation:

En gros: pour moi, savoir gérer le stress, ca passe par:

1. éviter le stress d'emblée (ne pas se mettre dans une situation qu'on ne "sent" pas)

2. savoir réagir aux situations qui pourraient conduire au stress (=maitrise d'un incident dans le calme et l'efficacité)

Or, pour le point 2, apprendre à réagir correctement à un incident, ca passe un peu par la mise en situation "inopinée" (l'effet de surprise est LE facteur de stress).

Donc:

"arracher" le masque (j'aime pas ce terme, mais bon.. faute de mieux)

"fermer le robinet"

"faire sauter le Direct System"

etc...

Le tout naturellement en encadrement individuel, avec briefing préalable, dans de bonnes conditions (piscine ou petit fonds en eau claire).

Un gars m'a récemment dit que c'était infaisable car juridiquement parlant "de la mise en danger d'autrui".

"Danger"... bon... moi je lui ai répondu que c'est pas dangeureux en soit, parcequ'on y va graduellement et que cet "mise en situation inopinée" n'est effectuée une fois que les gestes techniques sont acquis...

 

Qu'en pensez vous?

Et si on revenait au thème de cette discussion.

 

L’intervention de Hotz me semble bien intéressante.

Il nous demande ce l’on pense de mettre volontairement l’élève en situation d’incident.

 

Pour ma part, j’y suis favorable.

 

La plongée est une activité de pleine nature, qui se déroule dans un environnement non contrôlable.

On aura beau tout imaginer, tout préparer, tout calculer, il saura inventer une situation insolite à laquelle on ne s’attendait pas.

Il faudra alors donner la « bonne réponse » dans l’instant, même si elle n’est pas académique.

Notre rôle de moniteur n’est pas uniquement d’enseigner des gestes techniques, mais de préparer le plongeur à gérer l’imprévu et l’improbable.

Il en résulte que l’enseignement de la plongée ne doit pas se résumer pas à l’apprentissage de quelques pavanes dans des situations convenues dont on vérifiera l’orthodoxie dans les examens de plongée.

Ceux-ci généralement ne prouvent pas grand-chose.

 

On descend à 40 m, je fais signe à l’élève de vider son masque, il le vide.

Et alors ?

Qu’est-ce que j’ai appris ?

Que l’élève dans une situation attendue est capable d’enchaîner les gestes qu’on lui demande.

Et si ce même élève dans la réalité se retrouve (comme je l’ai vu) avec un masque dont la vitre s’est désolidarisée de la jupe, le cerclage ayant cassé.

Quelle va être sa réaction ?

Je n’en sais rien.

Et lui non plus tant qu’il n’a pas été confronté à ce contexte.

Ce manque de connaissance de ses propres réactions devant un événement inhabituel est générateur de stress.

Il en est de même pour les pannes d’air, les sauvetages, les blocs qui se détachent des stabs, etc.

 

Notre rôle d’enseignant n’est pas de juger l’harmonie d’une série de gestes techniques, mais le comportement des plongeurs.

Et pour cela, il est nécessaire de leur imposer des contraintes.

Cela peut être fait gentiment, de manière ludique, en toute sécurité, à tous les niveaux de formation, et en expliquant pourquoi on le fait.

Généralement, ces séquences sont bien acceptées et réussies par les plongeurs qui y trouvent une source de confiance en eux.

Posté(e)

je suis bien d'accord...mais il faut m'expliquer alors comment l'on peut simuler une panne d'air totale, un masque arraché ou explosé "de manière ludique" "à 40m" .

 

La solution est loin d'être simple.

 

Et le stress en plongée ne se borne pas à ces incidents importants, mais est généré aussi par de petites choses qui mises bout à bout font que tout part d'un coup en sucette.

A mon sens, il faut d'abord traiter ces "petites choses" avant d'arriver à envisager le reste.

 

Ce que tu évoques ce sont des exercices que je qualifie de sécurité , qui ne doivent être envisagés que si on a la certitude de l'aisance de l'élève.

Posté(e)

Rien 'empêche d'organiser des plongées de mise en situation de stress ou de situations qui tournent en vrille, mais les conneries genre masque explosé et fermeture de bouteille d'autrui, on laisse tomber.

 

Au besoin c'est au formateur de jouer le rôle de la victime en restant du coté de la sécurité. C'est le rôle des plongées "scénario cata ". Si c'est bien joué et bien débriefé, on y apprendra ce qu'il faut sur soi même et sur les autres.

Posté(e)

Pour revenir à l'article, une de ses limites est de surtout traiter de la gestion du stress existant originellement face à l'activité plongée plutôt que de celui pouvant apparaître après l'immersion.

 

Ca m'est arrivé quelques fois. Ca démarre bien, pas de souci particulier (ou pas d'ailleurs, la mer m'avait rendu un peu malade la dernière fois), puis l'anxiété pointe insidieusement son nez au cours de la plongée. Et commence la lutte avec soi-même pour gérer la situation, prendre sur soi (parce qu'un peu bêtement on n'a pas envie de gâcher la plongée des copains) et attendre la fin du plouf. Bon, je ne me suis jamais retrouvé à la phase panique, mais c'est désagréable, et il devient difficile de fixer son attention sur la beauté du site ou de la faune.

 

Perso, quand ça m'arrive, et si la visi est correcte (ce qui est quand même le cas 99% des fois dans mon coin de Méditerrané), je me place quelques mètres au-dessus de ma palanquée. Cela m'aide à respirer plus facilement, à garder mon calme. Psychologique peut-être, mais ça marche pour moi.

Posté(e)

Est-ce que tu as pu déterminer les questions qui te viennent forcement à l'esprit dans ces circonstances et auxquelles visiblement tu n'a pas de réponse complètement satisfaisante?

Posté(e)
A simuler c'est simple. A simuler sans qu'il puisse faire de connerie et se mettre en danger, c'est plus dur. (J'ai en tete une video d'une gonzesse en formation rescue qui panique et remonte de 30m parce que l'instructeur lui a discretement fermé sa bouteille)

 

entièrement d'accord, c'est d'une stupidité tellement affligeante parce que c'est dangereux.

avec un élève comme ça il prend le risque d'un incident... avec un binôme comme moi, il prend le risque pour ses dents ou que je l'étrangle avec son tuyau long

Posté(e)
Est-ce que tu as pu déterminer les questions qui te viennent forcement à l'esprit dans ces circonstances et auxquelles visiblement tu n'a pas de réponse complètement satisfaisante?

 

J'ai pu déterminer quelques facteurs. Il est clair que les fois où je suis moins en forme (attention, je n'ai pas dit complètement fracassé non plus) sont plus anxiogènes : deuxième plongée de la journée, nuit fractionnée par mes chers enfants, etc. La profondeur aussi : les deux ou trois fois où je l'ai vraiment ressenti, c'était au-delà de 30m (oui, ça fait marrer certains comme profondeur :D). Pendant que j'y pense, il me revient un autre symptômes : la sensation du détendeur en bouche devient désagréable (rien à voir avec la difficulté à inspirer, j'ai un bon détendeur).

 

Cependant, je n'ai pas mis le doigt sur une raison précise et objective qui fait que le mécanisme va se mettre en place. Il m'est arrivé de plonger fatigué au-delà des 30m sans aucun souci.

 

Ce qui serait intéressant pour les mickeys comme moi (on va monter un club avec la cacarte qui va bien), c'est que les habitués des profondes et autres plongées souterraines donnent leurs petits trucs pour mieux gérer un stress apparaissant en cours de plongée. Même si tout ne sera pas nécessairement transposable d'un individu l'autre, ça fait toujours des pistes à explorer.

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